Grenoble : nouveau recours rejeté contre l'élargissement de l'A480, les travaux reprennent

Les opposants à l'élargissement de l'A480 (Isère) accusent un nouveau revers. Le tribunal administratif de Grenoble vient de débouter leur second référé, les travaux vont donc pouvoir reprendre sous peu pour une mise en service prévue en 2022.

Le référé déposé par quatre Grenoblois contre les travaux de l'A480 a été rejeté par le tribunal administratif. Photo d'illustration.
Le référé déposé par quatre Grenoblois contre les travaux de l'A480 a été rejeté par le tribunal administratif. Photo d'illustration. © Henri PORCHIER / MAXPPP
Un nouveau recours des opposants à l'élargissement de l'A480 vient d'être rejeté par le tribunal administratif de Grenoble mardi 2 juillet, annonce la préfecture de l'Isère. Quatre Grenoblois avaient introduit un second référé demandant la suspension des travaux après un premier, déposé en début d'année par la Frapna, qui avait déjà été débouté fin juin. Le recours a été rejeté, ne présentant pas de nouveaux arguments par rapport au précédent, précise la préfecture. Dans un jugement antérieur, le tribunal asministratif avait maintenu l'arrêté préfectoral déclarant d'utilité publique travaux d'aménagement de l'A480.
 
La Frapna, opposante de longue date, considère que "ce projet ne respecte pas le protocole qui avait été convenu avec les collectivités locales en 2016, il ignore les avis de multiples organismes, dont l'Autorité environnementale, qui redoutent les effets nocifs quasi certains de l'élargissement sur la qualité de l'air et les émissions de gaz à effet de serre". Dans un communiqué, le préfet de l'Isère souligne qu'il s'agit "de la troisième décision favorable du tribunal administratif, qui avait également rejeté le 7 juin 2019 le recours de la Frapna contre l'arrêté préfectoral d'autorisation environnementale relatif aux travaux d’aménagement de l'A480 et de l’échangeur du Rondeau".

Les services de l'Etat considèrent que ce projet permettrait "l'amélioration des conditions de circulation des Grenoblois et des Isérois" et qu'il a été élaboré "dans le respect des règles de procédure". Mais dans une tribune publiée mercredi 16 janvier par le Dauphiné Libéré, 135 scientifiques dont 50 chercheurs interpellaient les élus et décideurs locaux pour dénoncer l'élargissement de l'autoroute.

Pour eux, ce projet chiffré à 300 millions d'euros et qui permettrait de créer une nouvelle voie de circulation pour diminuer les embouteillages autour de l'agglomération, est une hérésie. En l'absence de décision de justice suspendant les travaux, la préfecture annonce que le projet reprendra sous peu. La mise en service est prévue en 2022.

 
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