Grenoble : une plateforme participative pour recenser et éviter les écrasements d'écureuils et hérissons en ville

Dans le cadre du Contrat vert et bleu de la Métropole de Grenoble, la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) invite les habitants à recenser leurs observations d’écureuils et hérissons. Ces signalements permettront d’aménager des passerelles sécurisées pour les petits mammifères.

Les habitants de la Métropole grenobloise sont invités à signaler leurs observations d'écureuils roux et de hérissons d'Europe.
Les habitants de la Métropole grenobloise sont invités à signaler leurs observations d'écureuils roux et de hérissons d'Europe. © Christian Watier

Qui n’a jamais surpris un écureuil en haut d’un arbre ou croisé un hérisson roulé en boule sous un buisson ?  

Désormais, vous pouvez signaler ces observations sur la plateforme mise en ligne par la Ligue de Protection des Animaux.

En partenariat avec la Métropole grenobloise, l’association souhaite obtenir plus d’informations sur ces petits mammifères que l’on peut croiser en ville. .

L’objectif de cette campagne participative ? Protéger ces animaux "qui sont aujourd’hui victimes de nombreux écrasements, pourtant facilement évitables".

 

Comment participer ?

Si vous avez croisé un écureil roux ou un hérisson d'Europe, il vous suffit de vous rendre sur ce site gncitizen.lpo-aura.org qui permet de géolocaliser le lieu de l’observation. Vous pouvez également ajouter des détails utiles comme le nombre d’individus, le comportement ou la mortalité.

 

Pour quoi faire ?

Grâce aux signalements des internautes, la LPO pourra "déterminer les lieux stratégiques de passage de ces animaux sur les routes" et y aménager des passerelles pour qu’ils puissent traverser en toute sécurité.

Par exemple, une simple corde tendue entre deux arbres permet aux écureils de traverser les axes routiers. "Pour les hérissons, l'idée serait de mettre un tuyau sous la route, explique Anaëlle Atamaniuk, chargée de mission faune spécialisée en base de données pour la LPO Isère. On transmet régulièrement un fichier d'écrasements à la Métropole qui gère les routes de la collectivité. Grâce aux données récoltées, on peut aussi hiérarchiser les routes les plus accidentogènes. Si un jour ces axes doivent être rénovés ou cassés pour des travaux, on sait que c'est l'occasion de mettre un tuyau dessous pour aider les hérissons à traverser". 

Les données récoltées lors de précédentes enquêtes ont déjà permis d'installer 17 "écuroducs" dans la Métropole, dont trois à La Tronche et 2 à Seyssinet-Pariset en mai dernier.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
animaux nature environnement