Marche pour le climat : 5000 personnes défilent à Grenoble pour demander l'“état d'urgence climatique”

Les marcheurs pour le climat ont défilé dans le centre-ville de Grenoble ce samedi. / © F.E. / France 3
Les marcheurs pour le climat ont défilé dans le centre-ville de Grenoble ce samedi. / © F.E. / France 3

Un cortège de plusieurs milliers de personnes s'est formé à Grenoble ce samedi, répondant à l'appel des ONG en faveur d'une marche mondiale pour le climat. Certains manifestants ont brandi des portraits d'Emmanuel Macron pour dénoncer une politique climatique qui "marche sur la tête".

Par M.D. avec Florine Ebbhah

Un flot de manifestants a inondé les rues de Grenoble pour alerter sur les bouleversements climatiques à venir. Ils étaient près de 5.000, selon les organisateurs, à marcher pour réclamer l'"état d'urgence climatique" samedi 21 septembre, multipliant les slogans fracassants pour se faire entendre des décideurs politiques.

"On est plus chauds que le climat", lançait le cortège en s'élançant du parc Paul-Mistral peu après 14 heures. Enfants, adolescents et personnes âgées : toutes les générations étaient réunies pour défiler dans le centre-ville de la capitale des Alpes. En écho aux "décrocheurs de portraits d'Emmanuel Macron", dont plusieurs ont opéré en Haute-Savoie, certains manifestants ont brandi une photo du président à l'envers, symbole d'une politique écologique "qui marche sur la tête".
 

"Il y a des gens partout dans le monde qui se sont mobilisés hier et aujourd'hui, donc c'était important que Grenoble soit là", estime Valentin, l'un des organisateurs de cette marche pour le climat. Des appels ont par ailleurs été lancés pour une convergence des luttes entre "gilets jaunes" et marcheurs pour le climat. Si quelques manifestants avaient revêtu l'habit fluorescent, ils étaient assez peu nombreux et aucun débordement n'a été signalé à la mi-journée.

"Ma vie est déjà bien entamée mais pour tous les enfants de la Terre, il faut se bouger, a estimé une Grenobloise. C'est maintenant, il ne faut plus attendre sinon il sera vraiment trop tard. Ca me fait chaud au coeur de voir autant de monde." Les manifestants répondent à l'appel de nombreuses ONG, au lendemain d'une "grève mondiale pour le climat" historique, même si la mobilisation n'a pas été énorme en France, réunissant un millier de lycéens environ à Grenoble.
 
© F.E. / France 3
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"Mettre un peu de politique dans tout ça"


"Et 1, et 2, et 3 degrés, c'est un crime contre l'humanité", scandent encore les manifestants en prenant le chemin de la préfecture. Certains n'hésitent pas à user de symboles pour se faire entendre. Meije, 20 ans, est venue manifester avec un ours en peluche qui représente "tous les ours de la planète" pour alerter sur la fonte des glaces en Antarctique. A ses côtés, son amie Héléna n'hésite pas à dire sa volonté de "mettre un peu de politique dans tout ça".

Pour la jeune fille, le réchauffement climatique est la conséquence d'un "système global" qu'il faudrait changer. "Le capitalisme ne marche plus et il faut s'en rendre compte. Il faut soutenir des initiatives locales et citoyennes comme cette marche pour que ça change", déclare-t-elle. Le maire écologiste de Grenoble Eric Piolle, qui a récemment annoncé être candidat à sa propre succession aux élections municipales de 2020, a fait une incursion dans la manifestation au cours de la journée.
 

La marche s'est poursuivie une partie de l'après-midi dans le calme et sans débordement. Une partie des manifestants a prévu de prolonger l'action en assistant à un concert organisé au jardin de Ville dans la soirée.

 

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