Les soldes démarrent poussivement à Grenoble

A Grenoble comme partout ailleurs, les soldes ont débuté. Une journée très attendue d'ordinaire par les fashionistas et les experts en bonnes affaires. Sauf que depuis quelques temps, les soldes privées et promotions à l'année ont changé la donne. 

Par France 3 Alpes avec AFP

Dans le centre-ville de Grenoble, si les soldes restent incontournables, nombres de commerçants les jugent moins attractives qu'autrefois. Il y a dix ans, un gérant de magasin embauchait jusqu'à quatre personnes en extra à cette période.

En plus de la concurrence des ventes privées et d'Internet, les commerçants  redoutent l'impact du nouveau plan de circulation mis en place à Grenoble. 

Dans ce climat morose, le premier jour des soldes est marqué par une soirée festive au centre-ville. Plus de 300 boutiques ouvertes jusqu'a 21h. 

Des soldes poussives partout en France

Les soldes d'été ont donc débuté pour six semaines, dans une ambiance moins enthousiaste qu'autrefois dans les magasins, alors que les Français sont désormais habitués à profiter de prix barrés toute l'année et que les commerçants remettent en cause le dispositif.

Cette année, la chasse aux bonnes affaires s'étale entre le 28 juin et le 8 août. Les soldes sont la seule période où les commerçants ont le droit de revendre à perte.

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a donné le coup d'envoi officiel ce mercredi à 8 heures dans les grands magasins parisiens.
Tout en soulignant le fait que "les soldes restent un moment important" pour les consommateurs et les commerçants, il a reconnu que le dispositif pouvait "être amélioré".

"J'ouvrirai, après les soldes d'été, une concertation avec tous les acteurs du commerce pour rendre les soldes encore plus efficaces", a-t-il déclaré, répondant ainsi aux demandes de plusieurs commerçants qui estiment que l'organisation actuelle doit être revue.

Les Galeries Lafayette souhaiteraient notamment un raccourcissement de la période des soldes d'été, dont la longueur atténue la vigueur, et la mise en place d'une date de démarrage fixe et symbolique pour les soldes d'hiver, à l'image du Boxing Day anglais.

La Chambre de commerce et d'industrie d'Ile-de-France (CCIP) estime également qu'avancer la date de démarrage et raccourcir la période ferait sens. Elle demande par ailleurs la mise en place d'un nouvel "événement promotionnel attractif" sur 3 ou 4 jours en novembre ou à la rentrée pour redynamiser les ventes.

Malgré des rabais de plus en plus importants (entre -40% et -50% dès les premiers jours), les soldes font chaque année de moins en moins recette.

Ainsi, selon un sondage Toluna pour LSA, auprès de 1.511 personnes, 73% des Français prévoient de participer aux soldes d'été cette année, en recul de 4,4 points. Ce qui représente environ 2,2 millions d'acheteurs en moins.

Mercredi matin, sur les grands boulevards parisiens, les traditionnelles files d'attente devant les magasins étaient certes bien là, mais moins fournies qu'autrefois.

Pour tenter de réenchanter les soldes, beaucoup de commerçants multiplient les opérations exceptionnelles pour doper les premières heures de fréquentation, 10% supplémentaires le matin, ou cartes cadeaux aux clients en maillot de bain, tongs et paréo.


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