Isère. Deux amis d'enfance se lancent dans la production de spiruline, une micro-algue hautement nutritive

La spiruline, "micro-algue bleu-vert" a le vent en poupe et deux Isérois l'ont bien compris. Renaud Stalinski, biologiste et Maxime Germain, physicien, ont lancé leur ferme d’élevage en auto-construction, au Touvet (Isère). 
 
Renaud Stalinski, biologiste et Maxime Germain, physicien produisent de la spiruline.
Renaud Stalinski, biologiste et Maxime Germain, physicien produisent de la spiruline. © Damien Borrelly / France 3 Alpes
C’est l’histoire d’une cyanobactérie apparue sur terre il y a trois milliards d’années et dont les bienfaits nutritifs ont été découverts par les Aztèques du Mexique au 17e siècle et plus récemment au bord du lac Tchad en Afrique. Riche en protéines, en minéraux, en vitamines et en anti-oxydants, la spiruline intéresse aussi bien les sportifs que les femmes enceintes, les seniors ou encore les vegans !

Depuis quelques années, sa consommation se développe en France et quelques 150 producteurs se sont lancés dans l’aventure. Au Touvet en Isère, deux jeunes trentenaires Renaud Stalinski, biologiste et Maxime Germain, physicien, amis d’enfance, ont franchi le pas en 2017.
 
Renaud Stalinski, biologiste et Maxime Germain, physicien.
Renaud Stalinski, biologiste et Maxime Germain, physicien. © Damien Borrelly / France 3 Alpes

 

Des bassins d'eau douce

Après avoir réuni des aides publiques de la communauté de commune du Grésivaudan et de l’Europe, ils ont conçu leur ferme d’élevage en auto-construction. Ils cultivent la spiruline sous serre dans des bassins d’eau douce, sans OGM ni pesticides. Récoltée chaque matin, séchée et conditionnée sur place, elle est disponible en vente directe et sur quelques points de vente de la région. Consommée à raison de trois grammes par jour, l’équivalent d’une cuillère à café, en salade, en boisson ou dans des plats cuisinés, la spiruline n’est pas un médicament mais un tonifiant et un complément alimentaire.

Le Gaec de Renaud et Maxime baptisé "Spiruline de Chartreuse" entame sa deuxième saison de production. Dans un secteur concurrentiel avec une dizaine de producteurs dans les Alpes, les deux "spiruliniers" parient sur le local pour se démarquer. Afin de se dégager enfin un salaire décent, ils espèrent produire une demi-tonne de la précieuse algue en 2019.
 
Spiruline Chartreuse Reportage

 
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