Militaires tués au Mali : un hommage rendu ce lundi aux Invalides à Jérémie Leusie et à ses 12 frères d'armes

Jérémie Leusie et ses 12 frères d'armes se verront remettre la Légion d'honneur, à titre posthume, par Emmanuel Macron. / © Service d'Information et de Relations Publiques de l'armée de Terre - Google street view.
Jérémie Leusie et ses 12 frères d'armes se verront remettre la Légion d'honneur, à titre posthume, par Emmanuel Macron. / © Service d'Information et de Relations Publiques de l'armée de Terre - Google street view.

Un hommage national doit être rendu ce lundi 2 décembre 2019 aux Invalides aux 13 soldats tués dans la collision de deux hélicoptères au Mali. Parmi eux, Jérémy Leusie, maréchal des logis-chef du 93ème régiment d'artillerie de Varces.

Par Yann Gonon

La France rend hommage ce lundi 2 décembre en début d'après-midi aux 13 soldats morts au Mali dans l'accident de deux hélicoptères mardi dernier. Les militaires tués, tous officiers et sous-officiers servaient au 5e régiment d'hélicoptères de combat (5e RHC), au 4e régiment de chasseurs (4e RCH), au 93e régiment d'artillerie de montagne (93e RAM) et à la Légion étrangère.

Parmi les 13 militaires tués, Jérémie Leusie appartenait au 93e régiment d'artillerie de Varces, en Isère. Agé de 33 ans, engagé dans l'armée depuis 2007, le maréchal des logis-chef Leusie avait déjà participé à plusieurs missions au Mali. Il avait également servi au Sénégal et en République de Côte d'Ivoire.
 

Emmanuel Macron doit présider la cérémonie d'hommage à partir de 15 heures. Il prononcera un éloge funèbre avant de remettre la Légion d'honneur, à titre posthume, à chacun de ces 13 soldats "morts pour la France", devant quelque 2.500 personnes, dignitaires comme anonymes.


La cérémonie d'hommage est à suivre sur le site de franceinfo.


L'accident qui a coûté la vie aux 13 soldats s'est produit mardi dernier. Les deux hélicoptères transportant les 13 militaires sont entrés en collision alors qu'ils appuyaient des commandos parachutistes qui avaient repéré des pick-up suspects dans la zone frontalière avec le Niger et le Burkina Faso, une région servant de repaire à des groupes jihadistes affiliés à l'Etat islamique (EI) ou Al-Qaïda. Aucun des occupants n'a survécu.

A Varces, où était basé Jérémie Leusie, l'émotion était vive au lendemain du drame. "On est fortement touchés. Les militaires sont un maillon essentiel de la population varçoise", a réagi le maire (SE) de Varces, Jean-Luc Corbet.
 

Les violences jihadistes persistent dans le nord du Mali et se sont propagées au centre du pays ainsi qu'au Burkina et au Niger voisins. Les pertes sont de plus en plus lourdes pour les armées locales, débordées.
  
Emmanuel Macron a annoncé jeudi dernier vouloir réexaminer la stratégie des forces antijihadistes françaises au Sahel, dans un contexte sécuritaire explosif, et appelé les Européens à s'engager plus à leur côté. "Le contexte que nous sommes en train de vivre au Sahel nous conduit aujourd'hui à regarder toutes les options stratégiques", a lancé le chef de l'Etat". 

 

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