VIDÉO. Colère des agriculteurs : "En cent jours, on a avancé", affirme le ministre de l'Agriculture à la foire de Beaucroissant

Le ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau, s'est rendu en Isère ce samedi pour l'ouverture de la foire de printemps de Beaucroissant. Quelques mois après une crise agricole inédite, il a mis en avant les actions du gouvernement.

Une foire agricole aux allures de défilé politique. La 53e foire de printemps de Beaucroissant (Isère) s'est ouverte ce samedi 20 avril avec 600 exposants et quelque 100 000 visiteurs attendus. Et pour la première fois, un ministre de l'Agriculture s'est rendu sur place.

Marc Fesneau est venu au chevet du monde paysan pour mettre en avant les actions du gouvernement dans un contexte de crise inédite. "En cent jours, on a avancé sur un certain nombre de sujets, nationaux et européens, pour faciliter la vie des agriculteurs. On avance", a assuré M. Fesneau devant la presse.

Près de trois mois après la fin de la mobilisation des agriculteurs, les syndicats s’impatientent et attendent toujours des mesures concrètes pour leurs exploitations. "Quand on compte les actions (du gouvernement), on trouve que ça ne va pas assez vite", regrette Jérôme Crozat, président de la FDSEA de l'Isère, qui demande notamment une révision du plan loup et la limitation des "contrôles abusifs sur la gestion de l'eau".

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Crise agricole : "En cent jours, on a avancé", défend le ministre de l'Agriculture à la foire de Beaucroissant ©France Télévisions

Des discussions avec les syndicats agricoles

Un appel entendu par le ministre qui assure, à la Beaucroissant, le service après-vente du gouvernement, rappelant les mesures déjà prises pour faire face à la crise agricole. Mais sur la foire, la visite se fait au pas de course avec, finalement, assez peu d’échanges avec les agriculteurs.

"La foire de Beaucroissant n'est pas un décor dans lequel on fait des photos et on teste sa popularité. On s'en fout. C'est un endroit où on doit essayer de confronter ce qu'on propose et ce que le monde agricole attend. Sinon, on est inutiles", a-t-il estimé.

Une réunion de travail s’est tenue à huis clos avec les organisations syndicales alors que le projet de loi pour répondre au malaise du monde paysan a été présenté en conseil des ministres début avril. "On a eu des échanges très francs sur les difficultés, le travail qui reste à faire. Je pense qu'ils voient l'effort qui est fait et cette nécessité de changer les mentalités, le regard sur l'agriculture et sur les agriculteurs", selon la députée (Modem) de l'Isère, Élodie Jacquier-Laforge.

Une visite pour montrer que le gouvernement agit, à moins de deux mois des élections européennes. Et surtout avant la visite, dimanche, du chef de file du Rassemblement national, Jordan Bardella.