Fourgon blindé de Saint-Chamond : 6 mois à 15 ans de prison retenus contre sept braqueurs

Publié le Mis à jour le
Écrit par Faustine Magnetto avec AFP

7 hommes qui comparaissaient depuis le 15 juin devant la cour d’assises du Rhône pour l’attaque d’un fourgon blindé à Saint-Chamond en 2017 ont été condamnés à des peines allant de 6 mois à 15 ans.

Une attaque d’une violence extrême. En 2017, huit personnes attaquent un fourgon blindé qui s’apprête à ravitailler un distributeur de la Caisse d’Epargne à Saint-Chamond.

Originaires de la région lyonnaise, de Saint-Etienne et du sud de la France, les huit accusés, dont quatre comparaissent libres, étaient poursuivis à des degrés divers pour "tentative de vol avec arme, tentative de meurtre, détention d'armes et de substance explosive et association de malfaiteurs". La Cour a ainsi examiné le rôle de chacun d'eux dont cinq étaient accusés d'avoir participé directement à l'attaque.

De 6 mois à 15 ans de prison 

Sur les huit hommes, sept ont finalement été condamnés à des peines de prison ferme allant de 6 mois à 15 ans. Un seul a été acquitté à l’appréciation de la cour.

Les deux principaux accusés, Rachid Messous, 57 ans et Karim Nemmiche, 44 ans, ont été condamnés à 15 ans de réclusion criminelle, pour vol à main armée et association de malfaiteurs en état de récidive.

Lui aussi en récidive, Adel Gueroudj, 32 ans, a écopé de 10 ans de réclusion. Dans son verdict, le jury a écarté la qualification de tentative de meurtre sur les convoyeurs de fonds et une riveraine dont une balle perdue s'était logée dans sa voiture.

De six mois à six ans d'emprisonnement ont été prononcés contre quatre autres accusés, surtout impliqués dans l'association de malfaiteurs pour la fourniture d'armes ou de voitures volées.

Des peines de sept à 20 ans de prison avaient été requises mercredi. Un ancien braqueur du Var, Michel Valéro a, lui, été condamné à six mois d'emprisonnement et 3.000 euros d'amende uniquement pour port illicite d'armes, en raison de trois carabines retrouvées à son domicile. L'accusation avait requis 12 ans à son encontre, le suspectant d'avoir fourni de l'explosif à l'équipe stéphanoise.

Un braquage raté 

Le jour des faits, l'équipage d'un fourgon de la société de transport de fonds Loomis s'était fait bloquer le chemin par deux voitures. Les convoyeurs étaient parvenus à forcer le barrage sous les tirs des assaillants, qui ne feront aucun blessé.  

Cinq des huit accusés avaient été interpellés en février 2018 après un minutieux travail de téléphonie, de recoupement et de surveillance de la police judiciaire, qui avait remonté leur piste depuis un box suspect à Saint-Etienne contenant des armes, des munitions et des gilets pare-balles. Depuis le début, les accusés nient toute participation à la tentative de braquage, indiquant qu'ils avaient caché du matériel pour des tiers.

Le conducteur et ses deux collègues avaient réussi à prendre la fuite et trouver refuge au commissariat de police de Saint-Chamond. Le chargement de plus de 930 000 euros intact dans le fourgon.