Marc Petit, l’ancien maire de Firminy, est définitivement condamné pour agression sexuelle

La justice vient de trancher. En rejetant son pourvoi en cassation, Marc Petit se voit condamner définitivement  à six mois de prison avec sursis pour agression sexuelle. Une employée du conseil départemental du Puy-de-Dôme avait déposé plainte en 2016 contre l’ancien maire de Firminy.

Marc Petit, ancien maire de Firminy
Marc Petit, ancien maire de Firminy © Yves Salvat/MAXPPP

Marc Petit n’a désormais plus aucun recours en justice. Ce mercredi 13 janvier 2021, la cour de cassation a rejeté le pourvoi de l’ancien maire de Firminy dans la Loire. Elle estime qu’il y a une «absence d’élément de droit à casser l’arrêt de la Cour d’Appel».

Le 18 novembre 2019, il avait été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour agression sexuelle par la cour d’appel de Lyon. Jugement qui devient donc définitif.

L’affaire remonte à 2016 lors d’un voyage en Turquie

Marc Petit, alors Maire de Firminy, se trouve en juillet 2016 à Istanbul en Turquie pour défendre le classement du site Le Corbusier dans sa ville au Patrimoine mondial de l’Unesco. Des membres du Conseil départemental du Puy-de-Dôme sont également présents pour porter la candidature de la chaîne des Puys.

Confinés dans le centre des congrès en raison d’une tentative de coup d’Etat, c’est à ce moment-là que les faits se seraient déroulés.
Une employée du Conseil départemental du Puy-de-Dôme accuse l’élu ligérien de «l’avoir embrassée et de lui avoir touché la poitrine». Elle va par la suite porter plainte. Marc Petit a toujours nié les faits qui lui sont reprochés.

Cette affaire donnera lieu à deux procès, devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne en janvier 2019 ou l’élu ligérien écope d’un mois de prison avec sursis, et quelques mois plus tard devant la cour d’appel de Lyon, qui se montre plus sévère. A cette affaire judiciaire s'est ajoutée une défaite aux élections municipales en juin 2020, puisque Marc Petit a perdu son fauteuil de maire de Firminy

Dans un communiqué, Marc Petit explique qu'il entend "continuer à se battre". Il dénonce "des arrangements pour l'éliminer politiquement." "Des personnes ont étrangement été au courant des mois avant tout le monde d’un dépôt de plainte à mon encontre. Mes adversaires politiques ont réussi, grâce à cette affaire, à me battre lors des municipales."

Mon objectif est de révéler maintenant les dessous de cette affaire abjecte.

L'ancien édile de Firminy ne compte visiblement pas en rester là. Dans un communiqué, le Parti Communiste Français (groupe politique auquel appartient Marc Petit) annonce son exclusion définitive. "Cette condamnation pour agression sexuelle est incompatible avec les valeurs de respect de la dignité humaine que porte la gauche et le PCF". Nous appelons Marc Petit, à tirer toutes les conséquences de cette condamnation et à démissionner de ses mandats électifs conformément à l’engagement qu’il avait pris publiquement au début de la procédure."

Marc Petit est toujours, à ce jour, conseiller départemental de la Loire.

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