Gaël Perdriau, le maire de Saint-Etienne ressort libre de garde à vue et conteste toujours les accusations de chantage à la sextape

Gaël Perdriau, le maire LR de Saint-Etienne a été libéré après une matinée passée en garde à vue ce mardi 13 septembre 2022. Il maintient sa version des faits et conteste tout chantage à la sextape sur son ancien premier adjoint Gilles Artigues.

Gaël Perdriau, le maire LR de Saint-Etienne, a été placé en garde à vue à Lyon le 13 septembre 2022, après les derniers enregistrements diffusés par Médiapart la veille. On y entend des propos accablants pour l'élu de 50 ans et son directeur de cabinet.

Le maire de Saint-Etienne Gaël Perdriau a été placé en garde à vue mardi à Lyon avec quatre membres de son équipe dans le cadre d'une enquête judiciaire ouverte après des accusations de chantage politique à la sextape visant l'élu LR et sa garde rapprochée, a-t-on appris auprès du parquet de Lyon. 

D'après son avocat il a été libéré en fin de matinée après avoir été entendu par les enquêteurs. Le Parquet de Lyon confirme que certaines gardes à vue ont été levées sur décisions des juges d’instruction.

Me Christophe Ingrain a déclaré à notre équipe sur place que le maire de Saint Etienne n'était pas mis en examen. Il affirme que son client reste sur ses positions et nie avoir participé à un chantage à la sextape auprès de Gilles Artigues. 

Au cœur des investigations, le tournage et l'usage d'une vidéo à caractère sexuel enregistrée en 2014 dans laquelle Gilles Artigues, ex-premier adjoint municipal et ex-député connu pour son engagement catholique, se faisait masser par un homme dans une chambre d'hôtel à Paris. 

Le but, aurait été de neutraliser politiquement  Gilles Artigues dont la candidature dissidente aux municipales de 2008 avait coûté la mairie à la droite. Des accusations "ignobles", selon M. Perdriau.

Les enquêteurs examinent plusieurs documents saisis

"Ces auditions avaient pour objet de recueillir les premières déclarations des principaux protagonistes de cette affaire et notamment celles de ceux qui s’étaient exprimés dans les médias" a déclaré le Parquet de Lyon. 

"Les investigations consistant notamment dans l’exploitation des différents supports et documents saisis lors des perquisitions, se poursuivent sous l’autorité des juges d’instruction qui apprécieront en temps utile la suite qu’il convient de donner à cette enquête. " 

durée de la vidéo : 00h00mn27s
Reaction de Jean Pierre Berger ©France TV

"Pour nous tous garde à vue c'est la rigueur de la justice, donc ça fait peur, ça secoue quoi..." a commenté Jean Pierre Berger qui a succédé à Gilles Artigues, visiblement abasourdi et affirmant qu'il n'était au courant de rien "dans cette affaire je débarque...tout ça c'est ni ma nature ni ma culture"  a commenté le 1er adjoint au maire de Saint-Etienne. 

"Je constate qu'on a un des co-organisateurs de cette vidéo qui dit avoir agi sur demande du maire de Saint-Etienne et de son directeur de cabinet" a déclaré Me André Buffart, l'avocat de Gilles Artigues. "La justice doit déterminer si ceux qui ont commis cette vidéo ont été rémunéré par le biais d'associations écrans, il faut que les protagonistes de cette affaire s'expliquent", conclut-il. 

Gaël Perdriau sur la même ligne de défense  

Malgré les enregistrements accablants diffusés par Médiapart, la défense de Gaël Perdriau continue de nier toute implication, dans cette affaire de scandale politique. 

"Il conteste tout. Il a donné des éléments aux enquêteurs qui sont désormais ajoutés à l'enquête" a déclaré son avocat. Me Ingrain. Concernant les enregistrements diffusés par Mediapart ce dernier juge que : "Ce sont des extraits de quelques dizaines de secondes et donc on peut leur faire dire ce qu'on veut. Il n'y a jamais eu de chantage ni de piège dont il ait eu connaissance ou auxquels il aurait participé" a conclut l'avocat. 

L'avocat de Samy Kefi Jérome a confirmé que la garde à vue de son client avait été levée, il est donc ressorti libre du bureau des enquêteurs sans mise en examen. 

Etaient concernés par ces convocations devant la police : le maire Gaël Perdriau, son directeur de cabinet Pierre Gauttieri, Gilles Rossary-Lenglet à l'origine des révélations auprès de Médiapart, Samy Kéfi-Jérôme, soupçonné d'être co-auteur du film-piège. Et une femme : Claire Vocanson, sa directrice de cabinet adjointe. 

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