Saccage d'un fast-food de St-Priest-en-Jarez : 3 à 20 mois de prison requis contre des “gilets jaunes”

Le 30 mars dernier, des individus masqués avaient fait irruption dans ce fast-food de Saint-Priest-en-Jarez (Loire) / © France tv
Le 30 mars dernier, des individus masqués avaient fait irruption dans ce fast-food de Saint-Priest-en-Jarez (Loire) / © France tv

Lundi 14 octobre, des peines de 3 à 20 mois de prison ont été requises devant le tribunal correctionnel de Saint-Étienne contre six "gilets jaunes" ayant participé fin mars à la dégradation d'un restaurant McDonald's, à Saint-Priest-en-Jarez, dans la Loire. 

Par Dolores Mazzola

Ce sont sept personnes qui ont comparu lundi 14 octobre devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne. Les prévenus, âgés de 20 à 40 ans, étaient poursuivis pour dégradations aggravées. Ils doivent répondre du saccage du McDonald's de Saint-Priest-en-Jarez.

Dans ses réquisitions, le procureur a insisté sur l'effet de groupe. Il a requis des peines de prison ferme pour les six prévenus les plus impliqués : soit 18 à 20 mois pour le principal suspect et des peines de 3 à 9 mois ferme pour les autres pour ces dégradations commises en réunion. La décision du tribunal a été mise en délibéré au 5 novembre prochain. 
 

Une opération de saccage en présence de clients


Les faits remontent au soir du samedi 30 mars dernier, quelques heures après la fin d'une manifestation régionale de "gilets jaunes" organisée à Saint-Étienne. Une dizaine de personnes, visages dissimulés, avaient fait irruption dans le restaurant McDonald's de Saint-Priest-en-Jarez. "N'ayez pas peur ! Ce n'est pas un cambriolage, on n'en veut pas aux personnes mais à McDo", avaient lancé les assaillants.
Les individus avaient jeté poubelles et plateaux avant de s'en prendre à des bornes de commande et des vitres, à coups de marteau. La vingtaine de clients présents, dont plusieurs familles avec enfants, avait pris la fuite. Le personnel était également choqué. 
Des interpellations avaient eu lieu le 5 juin dernier à la suite de ce saccage.  

Seule partie civile, McDonald's a réclamé le remboursement de la franchise de son assurance, qui s'élève à 2 500 euros. Les dégâts matériels ont été chiffrés à près de 41 000 euros.

A l'audience, des prévenus ont exprimé des regrets et présenté des excuses aux personnes présentes dans l'établissement au moment du saccage du fast-food.


 

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