A Saint-Etienne, une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui après une soirée étudiante

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Écrit par Renaud Gardette
La petite fête d'anniversaire pour un étudiant de l'EM Lyon à Saint-Etienne (Loire) le 1er octobre s'est transformée en un rassemblement géant avec près de 150 personnes dans un tout petit appartement, des jeunes venus faire la fête, mais sans gestes barrières. Le campus est fermé pour 2 semaines.
La petite fête d'anniversaire pour un étudiant de l'EM Lyon à Saint-Etienne (Loire) le 1er octobre s'est transformée en un rassemblement géant avec près de 150 personnes dans un tout petit appartement, des jeunes venus faire la fête, mais sans gestes barrières. Le campus est fermé pour 2 semaines. © Capture d'écran Twitter - Mediavenir

Une petite fête d'anniversaire pour un étudiant de l'EM Lyon, le 1er octobre à Saint-Etienne (Loire) s'est transformée en un rassemblement géant de près de 150 personnes dans un tout petit appartement. Depuis le campus est fermé, pour une suspiction de cluster. Et une enquête a été ouverte.

La soirée n'a pas fini de faire parler d'elle. Le jeudi 1er octobre, une "petite" fête d'anniversaire, cours Fauriel, dans un petit immeuble de quelques étages, est organisée pour un jeune homme d'une vingtaine d'années qui suit les cours de l'EM Lyon à Saint-Etienne (Loire).

Mais la petite fête se transforme rapidement en un immense rassemblement, et ce ne sont pas les gestes barrières qui sont célébrés.
   

Près de 150 personnes

Selon une vidéo tournée ce soir-là, qui circule largement sur les réseaux sociaux, et repérée par nos confrères de TL7, près de 150 personnes s'entassent dans un petit appartement. Il y a tellement de monde que de nombreuses personnes s'installent dans l'escalier, jusqu'à l'arrivée de la police alertée par des voisins. 

Au départ pourtant, les consignes auraient été très claires et prudentes: des masques et du gel pour tous, et pas de rapprochement (ça change...), et une petite dizaine d'invités seulement. Un des participants, lors de son audition, a déclaré qu'il n'avait pas bu du tout, pour tenter de garder le contrôle sur le cours des évènements, en vain. Le bouche à oreille et les contacts sur les réseaux sociaux auraient fait le reste.

Selon la préfète de la Loire, une première soirée dans un établissement public avait été interdite en début de soirée à Saint-Etienne, en raison du risque sanitaire. Les participants auraient alors "débarqué" à la soirée d'anniversaire.
 

Mise en danger de la vie d'autrui

La police a auditionné les deux locataires de l'appartement dans un cadre d'enquête ouvert pour mise en danger de la vie d'autrui. Mais aucune plainte n'a été déposée. D'autres témoins doivent encore être entendus.

Selon la police, il y a de plus en plus d'appels pour tapages nocturnes: avec moins de regroupements possibles dans les espaces publics, de plus en plus de jeunes se retrouvent dans la sphère privée, dans une discrétion toute relative.

Parmi les dernières interventions de ce type, une concernait un tapage place Jean Jaurès, mercredi 7 octobre, et encore une autre Place Rouget de Lisle.

L'agglomération de Saint-Etienne est en zone d'alerte renforcée depuis le 26 septembre, et pourrait basculer en zone d'alerte maximale ce jeudi 8 octobre.
 

Le campus de l’EM Lyon fermé 

A cause d'une suspicion de cluster, le campus de l'EM Lyon à Saint-Etienne est désormais fermé, pour au moins 15 jours.
 
L'école de commerce a confirmé plusieurs cas de covid parmi les étudiants, "suite à des rassemblements privés". Aujourd'hui pas moins de 16 étudiants sont positifs au coronavirus. L'école en accueille habituellement 750. Les cours sont organisés à distance. 

Y-a-t-il un lien direct entre ce cluster et la fête des 150 étudiants? L'enquête ouverte tâchera de répondre à cette question.


► Une autre procédure aurait été ouverte concernant une autre soirée festive le 6 octobre.
 

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