Loto du patrimoine 2019 : découvrez les 13 sites retenus dans la région Auvergne-Rhône-Alpes

Le Château de Ripaille / © commons.wikimedia.org / Espirat
Le Château de Ripaille / © commons.wikimedia.org / Espirat

Sur 121 monuments, 13 sites ont été retenus en Auvergne-Rhône-Apes pour participer au tirage spécial du Loto du patrimoine 2019 qui aura lieu le 14 juillet.

Par Emilie Henny et Margot Desmas

On connaît enfin les 121 monuments retenus cette année pour le Loto du patrimoine. Parmi eux, 13 sites ont été retenus en Auvergne-Rhône-Alpes. Ce tirage spécial est destiné à la restauration de ces sites emblématiques du patrimoine français.


L'an 2 de la mission patrimoine

Cette année, la mission toujours menée par Stephane Bern bénéficie d'un jeu à gratter supplémentaire (en septembre) et d'un tirage exceptionnel avancé au 14 juillet au lieu de la période des journées du patrimoine en septembre. Le jackpot reste le même : 13 millions d’euros.

L'an dernier, grâce aux 12 millions de tickets vendus en France, les sites d'Auvergne-Rhône-Alpes avaient pu toucher 853 000 euros.


Les sites en Auvergne-Rhône-Alpes

 
  • Ain
Cuivrerie de Cerdon (01) : c'est l'une des dernières manufactures de France qui ait fonctionné jusqu’en 2010 sur son site d’origine. Construite en 1854 par Charles-Eugène Main, la fabrique de cuivre était spécialisée dans la production de plateaux de balance. Le bâtiment doit être rénové en respectant son histoire pour être ensuite ouvert au public sous la forme d’un parcours historique et chronologique.
 
  • Allier
Tuilerie de Lenax (03) : ses fours ont commencé à produire des tuiles en 1876 avec un âge d'or en 1930 qui signe l'apparition de la mécanisation. Mais en 1976, la démocratisation du béton et du plastique a eu raison de la tuilerie qui cesse son activité. Elle est depuis laissée quasiment à l'abandon. Le projet consiste à remettre les machines en état de fonctionnement pour organiser des démonstrations de fabrication de tuiles.
 
  • Ardèche
Moulin Dupuy à Saint-André-Lachamp (07) : on pressait des olives dans ce bâtiment de trois étages et on y produisait de la farine de blé, d'orge, de châtaigne et de l'huile d'olive. Le moulin a cessé ces activités en 1956 pour les olives et en 1969 pour les farines. Après sa restauration, il doit être ouvert au public à des fins pédagogiques et culturelles.
 
  • Cantal
Maison Buc à Laroquebrou (15) : cette maison médiévale qui porte le nom de son ancien propriétaire domine une petite place de l'ancienne ville castrale. L'édifice médiéval des XIIIe et XIVe siècles a été acquis par la commune pour le restaurer et l'ouvrir à des activités artistiques et artisanales mais aussi pour y développer des hébergements de tourisme. Mais de gros travaux de sécurisation sont encore à mener.
 
  • Drôme
Château de la Touche (26) : construit au XIIe siècle, il fait partie de la trentaine de châteaux et maisons fortes érigés autour de Montélimar par la puissante famille des Adhémar. L'objectif de la rénovation : faire du château "un lieu de vie et de travail de la famille propriétaire qui y installera l’activité de son agence, spécialisée dans la restitution 3D du patrimoine, et de son département édition dédié au patrimoine", indique la Fondation du patrimoine. L’organisation régulière de conférences à caractère patrimonial, de concerts et de représentations théâtrales itinérantes à l’intérieur du château sont prévues.
 
  • Isère
Villa La Casamaures à Saint-Martin-le-Vinoux (38) : construite de 1855 à 1867 par le Grenoblois Joseph Jullien dit Cochard en hommage à sa seconde épouse, cette villa de style néo-mauresque est située à proximité des fortifications de Grenoble. L'association "Casamaures d'hier et d'aujourd’hui" qui valorise le patrimoine veut mettre l'accent sur l'ancien parc en limite des fortifications de 1884 et les postes de garde des portes de Grenoble par des expositions de photographies.
 
  • Loire
Château de Jarnosse (42) : cette propriété privée d'époque Renaissance, en déshérence depuis des décennies, est dans un état de délabrement avancé. Des mesures conservatoires urgentes sont à entreprendre, notamment du côté des charpentes et de la couverture du logis qui ont été abattues en 1912.
 
  • Haute-Loire
Église Saint-Hilaire et Saint-Roch à Beaumont (43) : monument du XIIe siècle, cet édifice religieux abrite un ensemble de mobilier classé aux monuments historiques particulièrement intéressant : un Christ en bois polychrome, un tabernacle à exposition et plusieurs autres statues en bois polychrome. Actuellement fermée aux visiteurs en raison de son état de délabrement, l'objectif est de permettre la reprise des activités de culte.
 
  • Puy-de-Dôme
Viaduc des Fades (63), site emblématique : le viaduc des Fades se situe entre Sauret-Besserve et Ancizes-Comps, il s’agit du deuxième plus haut viaduc ferroviaire au monde. Inauguré en 1909, il a été l’un des derniers grands ouvrages d’art du Massif Central construit à la Belle Époque. Il permettait le franchissement de la profonde vallée de la Sioule grâce à la ligne de chemin de fer Lapeyrouse-Volvic.
 

Collège des Jésuites à Billom (63) : ce bâtiment, qui est le premier collège de Jésuites en France, a été ouvert dés 1555 par l'évêque de Clermont Guillaume Duprat. Tour à tour établissement d'enseignement religieux puis école militaire préparatoire, l'architecture de la bâtisse a été profondément modifiée au fil des siècles. Mais depuis son abandon il y a 25 ans, il se dégrade peu à peu. Après sa rénovation, il est envisagé une mixité des usages : "à la fois publics et privés, culturels, économiques et d’habitat".
 
  • Rhône
Domaine Dupoizat à Saint-Symphorien-d’Ozon (69) : le monument composé de trois bâtiments (une maison de maître, une orangerie agrandie par une première usine et une écurie abritant le logement du jardinier) s'organise autour d'une cour, au sein d'un parc arboré de 1,5 hectare. En l'absence de descendant pour occuper les lieux, la Ville s'est tout d'abord portée acquéreur du parc pour l'ouvrir au public en 2011. Puis les bâtiments ont été achetés en 2016 pour un projet global de réhabilitation dans un "Site patrimonial remarquable". Un pôle jeunesse doit être installé dans l'orangerie avec un centre de loisirs, une salle polyvalente équipée pour des réceptions va aussi être aménagée avec des salles d'activités et de réunions dans le bâtiment des écuries.
 
  • Savoie
Église Saint-Saturnin à Saint-Sorlin-d’Arves (73) : cet édifice de style baroque a été consacré à St-Saturnin, protecteur des bêtes en pâture. Mais les toitures se sont largement dégradées au fil des siècles et l'église est aujourd'hui fermée aux visites. Le but est de la rouvrir au grand public, pour des visites individuelles ou en groupe, libres ou guidées.
 
  • Haute-Savoie
Château de Ripaille à Thonon-les-Bains (74) : s’étendant sur 120 hectares au bord du lac Léman, Ripaille était déjà habité à l’Âge du Bronze. Elle fut une villa prospère aux temps gallo-romains et son château, construit au XVe siècle, est un des joyaux du patrimoine de la Haute-Savoie. En proie au délabrement, de nombreuses infiltrations d’eau commencent à porter atteinte à la charpente. La Fondation du patrimoine ambitionne de récolter plus de 38 700 euros pour sa sauvegarde.

 

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