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Une pensée pour les indigents qui reposent au cimetière de Moulins

Pour la première fois cette année, grâce à l'association Aide aux Bakas, les indigents enterrés au cimetière de Moulins n'ont pas été oubliés. / © France 3 Auvergne
Pour la première fois cette année, grâce à l'association Aide aux Bakas, les indigents enterrés au cimetière de Moulins n'ont pas été oubliés. / © France 3 Auvergne

Ce week-end, beaucoup de familles sont allées fleurir les tombes de leurs proches. Personne ou presque n'a pensé aux carrés des indigents. Ces espaces réservés aux défunts dont la famille n'a pu acquérir de concession. A Moulins, une association a lancé un appel pour venir fleurir ces sépultures.

Par Evelyne Rimbert

Dans l'immense cimetière de 12 hectares de Moulins, les 13 000 sépultures et concessions ont été fleuries ce week-end, comme le veut la tradition.
Et pour la première fois cette année, le carré des indigents a également été fleuri. Une initiative que l'on doit à l'association Aide aux Bakas. Qui a appelé les gens à venir fleurir ces sépultures pour que personne ne soit oublié.

A Moulins, le carré des indigents compte une centaine de sépultures de toutes confessions recouvertes simplement de terre, avec une croix, un nom et une date. En ce 1er novembre exceptionnellement ensoleillé, une vingtaine d'anonymes est venue fleurir ces sépultures oubliées.
L'an prochain, l'association a déjà promis de renouveler l'opération.
Une pensée pour les indigents qui reposent au cimetière de Moulins
Reportage : Laurent Pelletier, Claude Fallas. Intervenants : Virginie JUBLOT (Présidente de l'association Aide aux Bakas), Jean-François MARGOTAT (Anonyme venu déposer des fleurs)

 

Le carré des indigents

Avant 1991, le carré des indigents était une parcelle réservée dans les cimetières aux défunts dont les corps n'étaient pas réclamés par les proches. Autrement dit, il s'agissait de la fosse commune. Qui a été rebaptisée  en 1991 "division à caveaux de terrain commun".
Aujourd'hui, l'appellation exacte est celle de "terrain commun". C'est l'espace du cimetière qui permet à tout un chacun d'avoir une sépulture individuelle.

Tout le monde peut demander à se faire enterrer dans ce terrain général. En particulier les personnes qui ne veulent ou ne peuvent se payer une concession. C'est là également que se fait par défaut l'inhumation des personnes dont le corps n'est pas réclamé à l'Institut médico-légal : indigents, SDF par exemple.

La sépulture est assurée pour au moins 5 ans, mais certaines communes portent ce délai à 10 ans.

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