“L'Auvergne insolite” : un voyage dans le temps à travers le patrimoine

A travers gravures, cartes postales et photographies, le livre permet de comparer les lieux à trois époques différentes. / © France 3 Auvergne
A travers gravures, cartes postales et photographies, le livre permet de comparer les lieux à trois époques différentes. / © France 3 Auvergne

Dans son nouveau livre intitulé "L'Auvergne insolite" (éditions De Borée), l'auteur Christian Bouchardy croise documents anciens et photographies. On peut ainsi retracer l'évolution du patrimoine auvergnat ...

Par FG avec Christian Lamorelle

Pour son nouveau livre "L'Auvergne insolite" (éditions De Borée), l'auteur Christian Bouchardy a choisi de faire voyager le lecteur dans le temps. Pour cela, il s'est appuyé sur trois sources : "On part d'une gravure, après on va sur le site faire des photos pour comparer, pour voir ce qui a évolué, et comme il y a au minimum deux siècles d'écart entre mes photos et les gravures, évidemment l'intermédiaire, c'est les cartes postales et les débuts de la photographie. Avec ces trois étapes, gravures, cartes postales et mes propres photos, ça me permet de raconter l'évolution du patrimoine auvergnat."

Un château déplacé

Christian Bouchardy s'est intéressé à des éléments du patrimoine pas forcément spectaculaires mais qui racontent une histoire, à l'image du curieux morceau de château qu'on retrouve en plein centre-ville de Clermont-Ferrand, dans le jardin Lecoq. "Ce porche et cette tourelle qui intriguent beaucoup de Clermontois, c'est une pièce rapportée qui était dans le château de Bien-Assis. Ce château qui date du Moyen Âge avait été racheté en 1652 par le beau-frère de Blaise Pascal et Blaise Pascal l'a fréquenté jusqu'en 1660. Quand Michelin a voulu agrandir son usine des Carmes, il a détruit le château qui était en partie ruiné et il a cédé ce porche et cette tourelle qui ont été reconstruits par la municipalité de Clermont au jardin Lecoq."

Le mur gallo-romain caché dans Clermont-Ferrand

Toujours dans le centre de Clermont-Ferrand.... on trouve au milieu des immeubles ce qu'on appelle le mur des Sarrazins, terme qui est en fait une déformation du vocable "césarin" qui désignait une construction romaine. "Ce sont les restes d'un temple gallo-romain qui serait du Ier ou IIème siècle et qui était consacré soit à Mercure, soir à un dieu de l'eau, on ne sait pas exactement. En tout cas, c'est le plus ancien monument gallo-romain et le plus important de Clermont-Ferrand. Le mur fait 22 mètres de long, 7 mètres de haut et 1 mètre 80 d'épaisseur. Le temple faisait au moins 25 mètres sur 40. A l'intérieur, il y avait des colonnes immenses."

Certains sites n'ont quasiment pas changé depuis deux siècles

Dans le Cantal, c'est un véritable travail de détective qu'il a fallu mener pour découvrir le lieu dessiné sur une gravure. "J'ai mis longtemps à le trouver. En fait, le site s'appelle la Prade, sur la commune de Vic-sur-Cère. Il y a un pigeonnier du XVème siècle qui est merveilleusement bien conservé. J'ai été faire la photo sur place aujourd'hui et le site n'a quasiment pas changé par rapport à la gravure. C'est un endroit absolument splendide."

En Haute-Loire, c'est la Chapelle de Notre-Dame-d'Estour qui a attiré l'attention de Christian Bouchardy. "Elle est très peu connue parce qu'elle est à l'écart de la route. Elle domine la vallée de la Seuge sur une petite commune qui n'est pas très loin de Saugues. C'est une chapelle du XIIème qui a été restaurée au XVème et qui fait l'objet d'un pélerinage. Il paraît qu'il y a eu jusqu'à 10 000 personnes à ce pèlerinage."

"L'Auvergne insolite" est le deuxième livre de Christian Bouchardy sur l'Auvergne, il en prépare actuellement un troisième qui abordera la vie sauvage.
 
"L'Auvergne insolite" : un voyage dans le temps à travers le patrimoine
Dans son nouveau livre intitulé "L'Auvergne insolite" (éditions De Borée), l'auteur Christian Bouchardy croise documents anciens et photographies. On peut ainsi retracer l'évolution du patrimoine auvergnat ... - Reportage : Christian Lamorelle et Pierre Vaireaux. Montage : Didier Robert

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