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CHU de Clermont-Ferrand : quels changements majeurs à venir dans les 5 ans ?

Le CHU de Clermont-Ferrand va se réorganiser pour accompagner la construction d'un nouveau bâtiment "GM3". / © Christian Lamorelle - France 3 Auvergne
Le CHU de Clermont-Ferrand va se réorganiser pour accompagner la construction d'un nouveau bâtiment "GM3". / © Christian Lamorelle - France 3 Auvergne

Le CHU de Clermont-Ferrand présentait mardi 4 juin son projet d'établissement 2018-2022. De nombreux changements sont à venir dans les cinq années à venir avec la construction de nouveaux bâtiments et une réorganisation de nombreux services.

Par FG

Le CHU de Clermont-Ferrand présentait mardi 4 juin son projet d'établissement 2018-2022. De nombreux changements sont à prévoir dans les cinq années à venir. Voici les principaux :

La révision des implantations et de l'organisation médicale

Le projet majeur du CHU pour les années à venir est la construction du nouveau bâtiment "Gabriel Montpied 3" qui va profondément modifier l'organisation des services et qui va supposer une nouvelle répartition entre les trois sites.

L'activité d'hospitalisation de chirurgie cardiaque sera placée dans le nouveau bâtiment, ce qui libérera des places pour agrandir la pharmacie. La dialyse sera regroupée dans un lieu unique. 

Plusieurs services du site Gabriel-Montpied seront déplacés sur le site Estaing permettant notamment d'unifier toute la chirurgie pédiatrique.  Les blocs opératoires seront réorganisés avec l'ouverture d'un nouveau module de 4 salles sur le site Estaing en 2020 pour un coût de 4,3 millions d'euros. Cela permettra d'entamer à cette date la réhabilitation des blocs du site Gabriel-Montpied. 

Le CHU veut également améliorer l'accueil des patients. Dans ce cadre, les urgences adultes seront installées dans le nouveau bâtiment ainsi qu'une filière d'aval des urgences de 56 lits. 

Le concours de maître d'oeuvre du bâtiment GM3 a été relancé le 29 mars 2019. Le lauréat sera connu en avril 2020 pour une livraison en 2024-2025.
 

Le développement de la filière gériatrique sur le territoire

Pour accompagner le vieillissement de la population auvergnate, la filière gériatrique sera développée.

Sur le site Louise-Michel (ex "hôpital nord") de Cébazat, une unité de médecine gériatrique, une unité de court et moyen séjour post-AVC et une unité mobile de gériatrie vont y être créées. Les bâtiments vont être aménagés pour accueillir ces services pour un coût de 400 000 euros. Courant 2019, ce sont les locaux dédiés à la médécine physique et de réadaptation qui seront réamanagés pour 100 000 euros. L'hôpital de jour, de soins de suite et de réadaptation passera de 15 à 25 places. 

La filière gériatrique va également se doter d'un pôle inter-hospitalier universitaire pour améliorer la collaboration avec les autres hopitaux de la région (Brioude, Issoire, Riom, le Mont-Dore, Enval, Billom) concernant la prise en charge des patients âgés. L'idée est d'améliorer la répartition des prises en charge et la prévention.
 

La cancérologie structurée au sein d'un pôle territorial

Autour du centre régional de cancérologie et du centre de lutte contre le cancer Jean Perrin, le CHU prévoit la création d'un pôle de cancérologie au sein du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) "Territoires d'Auvergne : Allier - Puy-de-Dôme."

Un maillage de spécialistes en cancérologie sera mis en place sur le territoire pour une graduation des soins. A terme, les GHT du Cantal et dela Haute-Loire devraient rejoindre ce pôle. Est également envisagée l'installation de praticiens hospitaliers dans les hôpitaux périphériques pour des consultations avancées du CHU.
 

L'activité ambulatoire développée

Dans le projet du CHU, la prise en charge ambulatoire a encore des marges de progression "importantes".

Cette forme de prise en charge qui consiste à faire sortir les patients le jour même de leur intervention est déjà en augmentation depuis plusieurs années. Au CHU de Clermont-Ferrand, alors qu'elle était de 21.42 % en 2013, elle est passée à 29.83 % en 2018. Aujourd'hui, elle concerne principalement l'ophtalmologie, l'ORL et la chirurgie maxillo faciale. 

Le développement de cette pratique sera permis par l'acqusition d'équipements biomédicaux et à l'évolution des traitements. Il s'agit à la fois de permettre aux patients d'être hospitalisés moins longtemps mais aussi de permettre de réduire le coût de la prise en charge.

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