PORTRAIT. A Clermont-Ferrand, il est le coiffeur des sportifs auvergnats

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Écrit par Camille Da Silva avec AA

Les sportifs et leur coupe de cheveux, c’est toute une histoire ! À Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, ils ont même leur coiffeur attitré. Il s’appelle Victhor Alberto et le voilà désormais incontournable dans le milieu. Vendredi 6 mai, il a même inauguré son salon de coiffure.

Un nouveau salon de coiffure a ouvert ses portes à Clermont-Ferrand, vendredi 6 mai. Mais pas n’importe quel salon : celui de Victhor Alberto. D’ailleurs à l’inauguration, il y a même des stars du sport auvergnat : l’équipe de football est quasi au complet et quelques joueurs de l’ASM ont même fait le déplacement. Ce soir-là, c’est Victhor Alberto qui est la star. Pour se faire un nom, il a d’abord travaillé au domicile des joueurs pendant quatre ans. Chaque semaine, il se rend chez le défenseur du Clermont foot, Vital Nsimba, pour bichonner sa coiffure. « Pour passer devant la télévision, pour un grand match, c’est important qu’il soit soigné, que lui-même soit bien dans sa tête. Tout ça passe par une bonne coupe. Maintenant, je peux faire une coupe les yeux fermés », explique Victhor Alberto.

Une dizaine de joueurs à coiffer par jour

Le coiffeur s’occupe parfois d’une dizaine de joueurs dans la journée. D’ailleurs dans la salle d’attente, il y a un autre défenseur, Hakim Zedadka. Depuis son arrivée au Clermont foot il y a trois ans, il ne passe qu’entre les mains de Victhor qui a su se plier aux contraintes du monde professionnel. « Mine de rien, on a des journées chargées, des fois, on a deux entraînements par jour, des fois, on a des choses à faire l’après-midi, des soins à faire. On a des fois des matchs en semaine, il essaye d’aménager son calendrier parce qu’il sait qu’on va jouer et qu’il va nous falloir une coupe », raconte le joueur.

Les joueurs de l'AS Saint-Etienne se font coiffer par Victhor Alberto

La journée de Victhor se poursuit chez le pilier de l’ASM, Daniel Bibi Biziwu. Aussi, à l’aise sur les terrains de foot que de rugby, car il connaît le milieu par cœur. « J’étais déjà en contact avec des joueurs parce qu’avec certains, je jouais dans la même équipe qu’eux comme Mohamed Bayo. Le lien s’est fait très rapidement », évoque le coiffeur.

Quand le rêve de devenir footballeur s’éloigne, il se lance dans la coiffure et s’entraîne sur ses coéquipiers. Depuis, il a passé ses diplômes et maîtrise désormais à la perfection LA coupe des sportifs : le dégradé. Les sportifs auvergnats ne sont plus les seuls à se l’arracher. Il coiffe aussi les joueurs de l’AS Saint-Etienne et compte bien encore agrandir son carnet d’adresses.