Près de Clermont-Ferrand, un atelier pâtisserie ouvert à de jeunes trisomiques

C’est une matinée exceptionnelle pour 9 jeunes de 15 à 23 ans porteurs de trisomie 21. Ce mercredi 10 mai, ils ont appris à pâtisser aux côtés d’étudiants du lycée hôtelier de Chamalières, près de Clermont-Ferrand. L’occasion de changer les regards sur cette maladie génétique.

C’est une expérience qu’ils ne sont pas près d’oublier. Ce mercredi 10 mai, des jeunes porteurs de trisomie 21 ont réalisé des cookies et bien d’autres classiques de la pâtisserie, au lycée des Métiers de l'Hôtellerie, de la Restauration et du Tourisme de Chamalières, près de Clermont-Ferrand. Loïse raconte : « J’ai fait un petit gâteau. J’ai fait de la pâte et après j’ai mis de la confiture de framboise. Puis j’ai mis du sucre en poudre dessus ». Louis explique : « Pour faire une madeleine au chocolat, il faut du sucre, de la farine, du beurre fondu ». Tiago, lui, s’est lancé dans des sucettes de guimauve. Il s’est impliqué dans toutes les étapes à l’aide de Justine.

Des appréhensions dissipées

Cette étudiante en pâtisserie avait quelques appréhensions, vite dissipées. Justine Degoul souligne : « Le plus compliqué c’est qu’il était très timide. La communication a été délicate au début mais au final tout s’est très bien passé ». Pour l’association responsable de cette activité, il est primordial que ces jeunes se sociabilisent avec d’autres personnes de leur âge. C’est tout l’intérêt de ce travail collaboratif en binôme.

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C’est une matinée exceptionnelle pour 9 jeunes de 15 à 23 ans porteurs de trisomie 21. Ce mercredi 10 mai, ils ont appris à pâtisser aux côtés d’étudiants du lycée hôtelier de Chamalières, près de Clermont-Ferrand. L’occasion de changer les regards sur cette maladie génétique. Intervenants : Loïse / Louis / Justine Degoul, étudiante en pâtisserie / Lydie Benhadid, présidente de Trisomie 21 Puy-de-Dôme ©Y. Dorion / O. Martinet / S. Bonnetot

Faciliter l'inclusion

Lydie Benhadid, présidente de Trisomie 21 Puy-de-Dôme, précise : « On participe à la sensibilisation de la société par ces rencontres. On crée chez l’autre ce sentiment d’inclusion facile. L’inclusion n’est pas un grand phénomène, elle peut se passer très simplement, comme lorsqu’on rencontre quelqu’un qu’on ne connaît pas ». Après trois heures de travail, tous les apprentis ont pu repartir avec leurs pâtisseries et une belle expérience.

Propos recueillis par Yoann Dorion / France 3 Auvergne