Prolongation des soldes : « Cela ne change rien », regrettent des commerçants de Clermont-Ferrand

Les soldes d’hiver ont été rallongés de deux semaines pour compenser les pertes liées au couvre-feu à 18 heures. Une prolongation non-obligatoire jusqu’au 2 mars, qui ne semble pas changer grand-chose pour les commerçants que nous avons rencontrés à Clermont-Ferrand.

Les soldes sont prolongés jusqu'au 2 mars, sur décision du gouvernement, pour compenser les pertes liées au couvre-feu.
Les soldes sont prolongés jusqu'au 2 mars, sur décision du gouvernement, pour compenser les pertes liées au couvre-feu. © Alice Daudrix / FTV

Les soldes d’hiver ont été prolongés de deux semaines, sur décision du gouvernement, afin de compenser les pertes liées au couvre-feu à 18 heures. Malgré les files d’attentes devant certains magasins, tous les commerçants de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) ne semblent pas vraiment y trouver leur compte.

La volonté de soutenir les commerces

Le gouvernement a annoncé cette prolongation de deux semaines le 12 février dernier. Pour Stanislas Renié, vice-président de la CCI (Chambre de commerce et d'industrie) du Puy-de-Dôme, c’était une bonne nouvelle : « Les commerces ont eu des soldes compliqués, dès le démarrage, à cause des conditions sanitaires puis du couvre-feu et de l’interdiction d’ouvrir les dimanches. » Mais dans certaines boutiques, malgré cette décision, les journées sont parfois longues : « Il n’y a personne. De toute façon, nous les commerçants, on fonctionne au jour le jour maintenant. », confie la vendeuse.

L’effet vacances plutôt que les soldes

Pour une majorité de commerçants, l’affluence n’est pas vraiment liée aux soldes. « Pendant les vacances, nous avons toujours un public plus large alors cela ne change rien, explique Nicolas, vendeur dans une chaîne de vêtements. En plus, aujourd’hui, il fait beau ! » Alison, elle aussi dans le prêt-à-porter, insiste sur cet « effet vacances » : « Nous voyons passer beaucoup plus de jeunes que d’habitude, mais en général nous n’avons pas constaté de ventes plus élevées. » Marie, dans une longue file d’attente avec sa fille, a plutôt profité des vacances que des soldes pour venir faire ses emplettes : « Je ne m’attends pas du tout à faire des affaires ! Je suis venue parce que j’avais du temps libre. »

Une décision pas anticipée par les commerçants

Si certains magasins comme les bijouteries ont dû arrêter leurs démarques avant la Saint-Valentin, d’autres ont carrément décidé de ne pas poursuivre les soldes. « Nous n’avons plus aucun stock de produits à solder, raconte Emma, vendeuse dans une boutique de Jaude 2. Avec la fermeture du centre, nous avons renvoyé ce qu’il nous restait à l’entrepôt. Et nous ne nous attendions pas à rouvrir en milieu de semaine alors nous n’avons pas été réapprovisionnés. » Stanislas Renié l’admet : « Cette prolongation était plus attendue par les grands magasins qui ont un stock à écouler. » Malgré les ouvertures plus matinales ou les renforts entre midi et deux, les pertes des ventes en fin de journée sont difficilement récupérables. Le vice-président de la CCI espère que « le confinement disparaisse » vite et que le commerce puisse reprendre.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
consommation économie