Suppression de postes chez Michelin : des salariés se mobilisent à Clermont-Ferrand

Ils étaient un peu plus d'une trentaine de salariés jeudi 7 janvier sur le site de la Combaude de l'usine Michelin, à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme. La veille, la direction a annoncé la suppression de 2 300 postes en France. Ils attendent des réponses claires sur leur avenir. 

L'ambiance était glaciale jeudi 7 janvier devant l'usine de la Combaude, à Clermont-Ferrand, au lendemain de l'annonce de la suppression de 2 300 postes en France chez Michelin.
L'ambiance était glaciale jeudi 7 janvier devant l'usine de la Combaude, à Clermont-Ferrand, au lendemain de l'annonce de la suppression de 2 300 postes en France chez Michelin. © F. Gandilhon / FTV

L'ambiance était glaciale jeudi 7 janvier devant l'usine Michelin de la Combaude, à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme. Une trentaine de salariés ont cessé le travail pour dénoncer la suppression de 2 300 postes en France. 

 

"Les conditions de travail des salariés sur site vont être dégradées dans les prochaines années"

"Les salariés sont très remontés contre les décisions que la direction a prise mercredi, ça va conditionner leur état d'esprit au travail, évoque Eric Gouttebaron, délégué CGT de l'usine de Combaude. Il y a des gens qui vont partir à la retraite et il va falloir compenser la perte de travail de ces personnes-là. Il faudra augmenter le travail personnel pour atteindre un gain de productivité de 5 % par an. Les conditions de travail des salariés sur site vont être dégradées dans les prochaines années". La direction a confirmé à l'AFP : "Il est évident que nous allons mettre les moyens, notamment grâce à l'automatisation des machines. Nous avons d'ailleurs prévu des investissements dans de nouvelles machines à La Combaude"
 

"Avec ces annonces-là, on ne voit pas d'avenir"

L'usine a déjà été touchée par une fermeture d'atelier il y a trois ans. Cette nouvelle annonce est un coup dur pour les salariés. "On ne sait pas où on va et on veut que notre avenir soit clair, insiste un des salariés présents. Avec ces annonces-là, on ne voit pas d'avenir, avec la crise actuelle et la crise économique. On n'a pas de vision du tout, c'est une inquiétude générale pour tout le monde, pas que pour les salariés". Un peu plus loin, un autre salarié avec 40 ans d'ancienneté s'inquiète pour l'avenir de l'entreprise. "On veut qu'il y ait du travail pour les jeunes qui arrivent derrière. J'ai 40 ans d'ancienneté. Je ne m'attendais pas à ça. On était pourtant partis sur une bonne dynamique pour conserver l'emploi"

Les salariés aimeraient que les pouvoirs publics s'engagent pour le maintien de l'emploi. Aucun débrayage n'a été observé dans les autres sites de Michelin en France, a affirmé un porte-parole de la direction à nos confrères de l'AFP. 

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