Dans ce petit village du Puy-de-Dôme, les boulangers ont un sacré talent

A Loubeyrat dans le Puy-de-Dôme, une boulangerie peut se vanter de réunir pas moins de 3 boulangers d'excellence. Le jeune Antoine, 18 ans, vient de décrocher le titre de Meilleur Apprenti de France. Une belle récompense pour le patron de cette entreprise artisanale qui s'apprête à passer la main.

Antoine Piquet vient de décrocher le 20 février dernier le prix de Meilleur Apprenti boulanger de France.
Antoine Piquet vient de décrocher le 20 février dernier le prix de Meilleur Apprenti boulanger de France. © Alexandre Rozga / FTV

Dans cette boulangerie artisanale de Loubeyrat, dans le Puy-de-Dôme, on collectionne les distinctions. Dernier en date, Antoine vient de décrocher le titre de Meilleur Apprenti de France. Un prix qui intervient alros que le patron va bientôt passer le relai à son associé. Ici, la renommée du pain n'est plus à faire. Une cliente indique : « On a un pain de bonne conservation, de bonne qualité ». Une autre ajoute : « On sent le goût de la fermentation, de la levure. Ca n’a rien à voir avec le pain de supermarché ». Certains de ces pains spéciaux sont comme autant de trophées gagnés. Pierre Nury, boulanger, explique : « Un pain "Nutrition" est un pain qu’on a sorti en 2007. Mes gars l’avaient fait à la sélection pour le Mondial du pain. Ils avaient décroché le prix « Goût et nutrition ». Le dernier pain sorti est le pain "Mon blé". Il est issu d’une variété de blé Carélie, il est cultivé et écrasé par un agriculteur »

 Nous sommes très contents d’avoir un repreneur à la hauteur

A quelques mois de passer le relais, Pierre Nury, Meilleur Ouvrier de France en 1997 peut se satisfaire d'avoir formé deux boulangers d'excellence. Il précise : « Nous sommes très contents d’avoir un repreneur à la hauteur. Il s’agit d’un petit couple formidable. On avait la même pêche quand on a débuté il y a 37 ans. La boulangerie va encore se développer. C’est beau d’avoir de la jeunesse qui suit. Cette transmission au fil des années est fabuleuse ».

On ne pouvait pas laisser un commerce comme ça se terminer là

C'est Louis, son premier apprenti, Meilleur jeune boulanger en 2011, devenu son associé qui est appelé à prendre la relève. Louis Ambrosio souligne : « On est dans une boulangerie de campagne, avec 1 000 habitants. On ne pouvait pas laisser un commerce comme ça se terminer là. Il fallait entretenir cette qualité et ce commerce au milieu de nulle part. On est les héritiers de tout un savoir-faire et d’une profession. C’est important ».

Une vocation précoce

Le dernier titré en date, Antoine, a tout juste 18 ans. Meilleur Apprenti de France cette année Il surprend déjà par sa maîtrise, fruit d'une vocation précoce. Antoine Piquet raconte : « J’étais attiré par l’artisanat et plus particulièrement par les métiers de bouche. Quand j’ai découvert la boulangerie, en classe de 3e, ça m’a tout de suite plu de toucher les pains, de voir la fermentation, la vie quoi ! Je ne suis encore qu’apprenti. Je dois ce prix à monsieur Nury et à Louis, qui m’ont aiguillé vers ce concours. Ils ont su me faire atteindre ce niveau ». C'est avec notamment la création d'un « Ramsès II sur son char », sur le thème de l'Egypte ancienne, qu'Antoine a décroché son titre.

Voici un exemple de créations sur le thème de l'Egypte ancienne qui ont permis à Antoine Piquet de devenir Meilleur apprenti de France.
Voici un exemple de créations sur le thème de l'Egypte ancienne qui ont permis à Antoine Piquet de devenir Meilleur apprenti de France. © Antoine Piquet

Le patron peut désormais passer la main avec le sentiment que le pain bien pétri a bien levé.

 

Dans ce petit village du Puy-de-Dôme, les boulangers ont un sacré talent

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
artisanat économie entreprises gastronomie ruralité société