Le printemps est synonyme de reprise d'activité au potager. Semis en serre ou en pleine terre, repiquage... Un vaste programme à l'approche des beaux jours dans votre jardin.

Avec l'arrivée du printemps, vient l'heure des premiers semis, sous serre comme en pleine terre. À Beaumont,près de Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, ça s'agite au jardin. C'est une matinée dédiée aux tomates sous la serre pour Michel. Première étape, et pas des moindres, choisir le bon support.

"Ce sont des petits bacs qui sont percés. Dedans, je mets du terreau sans tourbe", explique Michel Jouinot, jardinier des pays d'Auvergne. Il justifie l'absence de cette substance nourricière pour économiser les tourbières, les plants n'en ont pas nécessairement besoin pour s'épanouir.

Arrosage régulier

C'est la variété Cœur de bœuf qu'il a choisie cette fois-ci. Pour la profondeur du semis, "elle est égale à la taille de la graine", rappelle le jardinier. Par-dessus, une couche de terreau à semis, cette terre légère permettra aux jeunes pousses de s'élever sans effort. Puis vient l'heure de l'arrosage, "on met la dose", s'amuse Michel.

Mais attention à bien répartir sur tout le semis et à ne pas faire ressortir les graines de la terre. Le rythme d'arrosage à privilégier est un jour sur deux, ou bien tous les deux jours. Attention à vérifier la température dans la serre, l'idéal est "entre 25 et 30 degrés" explique Michel. En dessous des 3 à 4 degrés, le froid pourrait être fatal pour les plants.

Petits pois 

Du côté des semis en pleine terre, les petits pois peuvent être semés même quand les matinées sont encore fraîches. "Ils ne craignent pas le froid", rappelle Denis Berchebru, jardinière des pays d'Auvergne. Après avoir creusé des sillons, "je mets trois à quatre graines au fond et je sépare de 20 à 30 centimètres avant de recommencer", explique Denise. Ensuite, il faut recouvrir de terre les sillons et pas besoin d'arrosage avec l'humidité de la terre. "Il ne faut pas les faire pourrir, non plus", s'amuse la jardinière. 

Repiquage

Cette période de l'année est aussi propice au repiquage. Avant toute intervention, la terre doit être suffisamment travaillée pour être meuble. Une fois labourée, elle peut être affinée, avec une griffe et un passage de râteau.  Les plants peuvent être ajoutés, ici ce sont des betteraves rouges. "Je laisse une petite cuvette autour pour arroser", explique Thierry Dzyczko, jardinier des pays d'Auvergne.

"Il faut toujours arroser pour garder l'humidité et ça permet de compacter la terre", ajoute-t-il. Ces betteraves seront consommables d'ici à 3 mois. Ce repiquage permet à Thierry d'espérer récolter plus tôt qu'en ayant opté pour des graines. Le tout, pour un gain de temps estimé entre 15 jours et 3 semaines.