VIDEO. Puy-de-Dôme : "Laissez-nous coiffer", quand des coiffeuses confinées parodient une chanson de Dalida

A Gerzat, près de Clermont-Ferrand, pour faire face à la morosité du confinement, l’équipe d’un salon de coiffure et d’esthétique apporte de la bonne humeur en musique. Reprenant une chanson de Dalida, les coiffeuses demandent à ce qu’on les laisse coiffer, même confinées.

Les coiffeuses et esthéticiennes du salon Beauty Family de Gerzat (Puy-de-Dôme) ont réalisé une vidéo humoristique pour dédramatiser leur situation.
Les coiffeuses et esthéticiennes du salon Beauty Family de Gerzat (Puy-de-Dôme) ont réalisé une vidéo humoristique pour dédramatiser leur situation. © Equipe Beauty Family
Confinée, l’équipe d’un salon de coiffure et d’esthétique de Gerzat, près de Clermont-Ferrand, a choisi de garder le sourire. Dans une vidéo de quelques minutes, elles reprennent la célèbre chanson de Dalida « Laissez-moi danser ». Les paroles ont été réadaptées par Marie-Hélène Winckel, coiffeuse indépendante qui partage le local de l'équipe du salon Beauty Family, à l’initiative de la vidéo : « Laissez-moi coiffer, boucler en liberté, même confinée », entonnent les coiffeuses et esthéticiennes du salon.
Le "Hit des coiffeuses confinées" de l'équipe du salon Beauty Family
Le deuxième confinement a été un coup dur pour Anaïs Champiat, gérante du salon Beauty Family : « On n’est pas contre, on comprend tout à fait qu’il faut aider les soignants et que les hôpitaux sont saturés. C’est plus au niveau des aides qu’il y a eu beaucoup de paroles, beaucoup de promesses qui n’ont pas été tenues. On espère que cette fois on aura de l’aide. » En effet, ce deuxième confinement la met en difficulté. Si les commerces ne sont pas autorisés à rouvrir le 1er décembre, son salon sera menacé de fermeture : « Je ne vais pas vous dire que je vais déposer le bilan parce que ça ne se fait pas du jour au lendemain mais le salon peut être placé en redressement judiciaire. En tout cas, je n’aurais pas la trésorerie pour continuer comme ça longtemps », explique Anaïs Champiat, pour qui le mois de décembre est le mois le plus rentable. Au total, Beauty Family compte 5 employées, qui ont participé à la vidéo.

Un confinement comme un coup au moral

Au-delà du préjudice financier, le confinement est moralement pesant pour les équipes du salon, privées de contact avec la clientèle : « Cette vidéo nous a déjà permis de faire quelque chose de fun ensemble et de garder un lien avec nos clientes. En ce moment, on se morfond, on a des idées noires. C’est une période qui est compliquée moralement, on essaye de tourner notre problème en dérision plutôt que de s’enterrer », affirme Anaïs Champiat. Pour garder le moral, d’autres clips musicaux pourraient être publiés. « On a reçu plein de messages de nos clientes qui nous demandent la suite, qui nous disent qu’elles ont aimé ce qu’on a fait et qui nous soutiennent. C’est aussi pour leur apporter un peu de joie et de bonne humeur qu’on a fait ces petites vidéos rigolotes », explique la gérante. 

Des investissements pour répondre aux normes sanitaires

« Ce qui nous désole, c’est aussi d’avoir investi financièrement pour répondre aux normes d’hygiène qu’on a vraiment respectées à la lettre, quitte à faire du chiffre d’affaires en moins car on recevait moins de clients. Au final on nous demande de refermer alors qu’on a tout respecté », regrette Anaïs Champiat. Via cette vidéo, elle espère garder le contact avec ses clientes et donner le sourire à son équipe, malgré les risques qui planent sur la pérennité du salon.
 
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