Départementales 2021 : les 5 choses à savoir sur le Rhône, qui constituent les enjeux de ces élections

Le Rhône est-il éclipsé par le rayonnement de la Métropole de Lyon? Ce département attractif est pourtant doté d'atouts incontestables : dynamisme économique, faiblesse du taux de chômage, cadre de vie appréciable. 5 choses à retenir sur le Rhône à l'approche des élections départementales. 

Le département du Rhône couvre les territoires ne faisant pas partie de la métropole de Lyon. Le Rhône est un département en grande partie rural, il compte environ 460.000 habitants et s'étend sur 2.715 km2 et 208 communes. La plus peuplée est Villefranche-sur-Saône, principal pôle du département. Depuis 2015, le Rhône est divisé en 13 cantons.

 1- Le Rhône, amputé de la métropole de Lyon...

Depuis six ans et demi, Lyon et les 59 communes de la métropole ne sont plus concernées par les élections départementales. Au 1er janvier 2015, le Grand Lyon est devenu une collectivité territoriale dotée d'un statut unique en France. Depuis cette date, la collectivité exerce les compétences d'une intercommunalité et d'un conseil départemental. Son conseil a été élu lors des élections métropolitaines. Elles ont eu lieu, en même temps que le scrutin municipal, en mars 2020. Spécificité du Rhône et héritage historique: sa préfecture est basée à Lyon et n'est donc plus située dans le coeur géographique du département.

Le département du Rhône ne comprend plus que 13 cantons, contre 54 avant l'élection départementale de 2015. Le Rhône a perdu les 31 cantons situés dans la Métropole de Lyon. Les 23 cantons restants ont été modifiés et leurs limites remaniées pour obtenir 13 nouveaux cantons au nombre d’habitants comparables.

Dans le Rhône, les cantons connaissent de fortes disparités de population. Les plus denses se trouvent au sud-est du département. C'est le cas du canton de Genas. Les cantons situés dans l’ouest du département sont plus étendus et plus ruraux. C’est aussi dans ces cantons de Thizy-les-Bourgs et de Tarare que la part des personnes de 65 ans et plus est la plus importante. 

2 - Un département dynamique toujours dans l'orbite de la Métropole

En 2017, le Rhône comptait 178.400 emplois, contre un peu plus de 792.200 dans la métropole de Lyon, selon les chiffres de l'Insee.

Même si le Rhône se trouve dans l'ombre de sa voisine, c'est un département dynamique. L'agglomération de Lyon, centre de décisions économiques, concentre un taux élevé d’emplois dans le secteur tertiaire. De son côté, le Rhône, bien que rural, est doté d'une activité industrielle importante. Son tissu économique se compose même d’activités plus diversifiées que la métropole, selon l'Insee.

Ainsi, 16 % des emplois sont concentrés dans les industries. Le dynamisme du Rhône s'appuie notamment sur un maillage d’entreprises de petite taille. Des activités traditionnelles comme le textile, ou industrielles (installation et réparation de machines et d’équipements, fabrication de caoutchouc-plastique) côtoient des secteurs manufacturiers comme la métallurgie. Bien que moins présent qu’ailleurs, le secteur tertiaire concentre toutefois plus de 60 % des emplois de ce territoire. 

Quant à la ville phare du Rhône, Villefranche-sur-Saône, elle est loin d'être éclipsée par sa voisine. En 2021, malgré la crise sanitaire, la cité Caladoise arrive même en tête des communes moyennes les plus dynamiques de France. Un succès qui s'explique par l'attractivité de son centre-ville et de ses commerces.

Enfin, dans le Rhône, le poids de l’emploi non salarié y est plus important qu'en métropole de Lyon; à hauteur de 13 %, notamment dans les secteurs de l’agriculture et la construction. 

3 - Faible taux de chômage : les "navetteurs" en cause

Le saviez-vous ? Dans le Rhône, les inégalités sont moins marquées qu'en métropole de Lyon. Toujours selon l'Insee, avec seulement 8 % de ses habitants vivant sous le seuil de pauvreté monétaire en 2019, le Rhône était le département français le moins touché par la pauvreté. Dans ces deux collectivités, le niveau de vie des personnes les plus aisées est parmi les plus élevés de France. Sa population y est moins exposée à la précarité. 

Dans le Rhône, le taux de chômage est bas, légèrement inférieur au niveau national: il s'élevait à près de 5 % fin 2019, et 7,2% fin 2020. Ce faible pourcentage du taux de chômage est favorisé par la présence de nombreux "navetteurs". Ces derniers habitent le Rhône mais travaillant à l’extérieur: près de la moitié des actifs rhodaniens (48%) quittent le département pour travailler dans la métropole de Lyon. Une tendance qui se confirme : entre 2011 et 2016, on comptait ainsi 11 500 navetteurs supplémentaires chaque année dans le département. Une tendance qui s'accroit à un rythme soutenu. Pour ces actifs, c'est la question des transports et de la mobilité qui représente un enjeu important. Adapter le réseau de transports, en particulier le réseau des transports en commun (lignes, fréquence…), est donc un enjeu majeur pour répondre aux besoins quotidiens des usagers. 

4 - Face à d'importants besoins de mobilité...  

Territoire périurbain, le Rhône accueille notamment des actifs et leur famille, à la recherche d’un meilleur cadre de vie, d'espaces naturels et d’un foncier plus accessible qu'en métropole de Lyon. Un attrait parfois au prix de pénibles déplacements pendulaires. Avec l'accroissement de la population et l’étalement urbain, les déplacements domicile-travail sont de plus en plus nombreux. La question du transport est plus que tout un enjeu dans ce département pour les actifs qui travaillent sur la métropole de Lyon, notamment pour les habitants du nord-ouest du Rhône. Le développement du télétravail va-t-il changer la donne? Il est encore trop tôt pour être catégorique.  

... Le raccordement à l'A89, 

Dans le bassin d'Amplepuis et de Thizy-les-Bourgs, le thème des déplacements prend un relief particulier avec la question épineuse du raccordement entre le secteur d'Amplepuis et l'autoroute A89 menant à Lyon. Objectif : le désenclavement de ce secteur situé à près de 70 kilomètres de Lyon, aux confins de la Loire. Un serpent de terre pour lequel trois tracés sont à l'étude (le tracé du col du Pin Bouchain depuis Tarare-ouest, le tracé qui emprunte la route Napoléon ou celui des Olmes par Tarare-Est). La question fait l'objet de confrontations entre les candidats aux élections départementales.

Ainsi à gauche, le binôme Eric Bouhana (écologiste) et Kristin Zimmerman (élue d'opposition à Tarare), en lice dans le canton de Tarare, s’oppose fermement à ce raccordement jugé "inutile". Le candidat sortant de la droite, Bruno Peylachon (associé à Annick Lafay, maire des Sauvages), également maire de Tarare et premier vice-président de la Communauté d'agglomération de l'Ouest rhodanien (COR), s’est récemment montré dubitatif sur le devenir de ce projet de jonction à la liaison autoroutière. Un pavé dans la mare à droite en pleine campagne des départementales. Le projet est en effet porté par le candidat LR Patrice Verchère, président du COR et également candidat dans le canton de Thizy-les-Bourgs aux côtés de Colette Darphin. Et ce projet figure en toutes lettres dans sa profession de foi, à la rubrique aménagement du territoire. A noter, le projet de raccordement à l'A89 est également soutenu par Rita Bailly et Rémi Berthoux, le binôme du Rassemblement national dans le canton de Thizy-les-Bourgs.

... le contournement de L'Arbresle et Sain-Bel, des projets qui patinent !

Les élus sont aussi face à une équation insoluble: comment dynamiser les centres-bourgs tout en limitant l'impact des nuisances engendrées par la circulation et trafic des camions? Comment concilier cadre de vie des administrés et développement économique? Exemple avec le dossier de la déviation de L'Arbresle/Sain-Bel, autre serpent de terre du département. De quoi s'agit-il?

Depuis la fermeture fin 2019 de la ligne SNCF de fret, les camions ont envahi la route nationale 89 qui traversent les communes de Sain-Bel et de L'Arbresle. Ils se sont ajoutés au trafic routier local. Certains élus se prononcent en faveur de la réalisation d'un contournement. Le binôme de la majorité départementale, Pierre Varliette - Sarah Boussandel, respectivement maire de Saint-Laurent-de-Chamousset et élue d’opposition à L’Arbresle, entend "agir pour la concrétisation du contournement de L'Arbresle - Sain Bel"

Pour la liste "Union des centres, des modérés et des acteurs du territoire" portée par le LREM Morgan Griffond et Catherine Lotte, sensible aux questions de mobilité, priorité à l'entretien de la voirie départementale. Le binôme indique qu'il sera également attentif au sujet du contournement de la vallée de la Brévenne: "Nous entendons depuis trop longtemps parler, en vain, du contournement de la vallée de la Brévenne. Nous devons regarder la réalité en face: ce projet a toujours été une question politique. Notre démarche de rassemblement a reçu, entre autres, le soutien de la majorité présidentielle : nous saurons en profiter et mettrons enfin notre canton du bon côté des arbitrages politiques!". Pour ces candidats, la disparition du fret ferroviaire sur la voie de la Brévenne est même "une opportunité" et un moyen de miser sur les modes doux de déplacement (bande de roulement et voie cyclable, avec navettes électriques).

De son côté, le binôme de la gauche et de l'écologie, composé par Sheila McCarron et Joseph Volay, est conscient des besoins de mobilités: "La Métropole constitue un bassin d’emploi important mais sa desserte par les transports en commun n’est pas à la hauteur des besoins en mobilité de notre population croissante". Le binôme mise plutôt sur "le prolongement indispensable de la ligne de tram-train dans la vallée". Dans l'ouest lyonnais, une ligne de tram-train, un train léger, reliant Lyon St-Paul à Sain Bel est entrée en service en 2012.

 5 - Le Rhône attire des urbains et des familles en quête de qualité de vie, entre ville et campagne 

La croissance démographique du département est rapide : + 0,9 % par an entre 2012 et 2017, contre + 0,6 % durant la même période dans la région Auvergne Rhône-Alpes, selon les chiffres de l'Insee. Le Rhône a connu une croissance moyenne de 1,1 % entre 1999 et 2014. Portée notamment par un phénomène de périurbanisation, cette croissance a été plus forte à proximité de la métropole de Lyon. On compte parmi les "navetteurs" un nombre important de familles nouvellement installées en provenance dans l'agglomération lyonnaise. Beaucoup ont conservé un emploi dans leur agglomération d'origine après avoir emménagé dans le Rhône. Ainsi, déjà en 2014, parmi les nouveaux habitants du Rhône, 42 % résidaient dans le Grand Lyon un an auparavant. Cette part est plus importante à proximité de la métropole. 

Le département du Rhône, hors métropole, est un territoire qui se densifie, notamment en raison de l'étalement périurbain de Lyon. Cette densification qui soulève d’importantes questions en matière d’aménagement du territoire et d’espaces naturels à préserver.

Proximité, prix attractifs, présence d'une gare ... de nombreuses communes rurales du Rhône, trouvent désormais grâce aux yeux de familles lyonnaises. Certains cantons séduisent, à l'image du canton de Anse, situé aux portes du Beaujolais, qui offre une diversité géographique: c'est un territoire rural très viticole à l’ouest et une zone urbanisée proche des agglomérations lyonnaise et caladoise. L’ouverture de l’autoroute A89 et sa liaison avec l'A6 ont notamment contribué à désenclaver le secteur de l'Azergues en le mettant à 30 minutes en voiture du centre de Lyon. Conséquence dans ce canton qui compte pas moins de 7 gares : les villages de la vallée d'Azergues, surnommée "la petite Toscane Beaujolaise", ont attiré de plus en plus d'investisseurs et de familles avec enfants. 

... et les plus jeunes ? 

On peut parier qu'à terme, les besoins d’accueil d'enfants en bas-âge se feront plus importants dans ces secteurs situés aux portes de la Métropole. Dans le canton de Gleizé, l'une des propositions de la majorité sortante en tient compte et entend développer 20 nouvelles crèches et des relais d'assistantes maternelles. Dans le canton de Mornant, les candidats de l'union de la droite, du centre et des indépendants, propose de "Diversifier les modes de garde collectifs et individuels". Même proposition dans le canton de Saint-Symphorien d'Ozon de la part de la majorité sortante.
Les candidats voient à plus longue échéance aussi. Toujours dans le canton de Anse, le binôme de gauche milite pour "un plan prospectif pluriannuel d’équipement en collèges pour accompagner la croissance démographique". De son côté, pour le binôme de la majorité sortante, composé du maire de Anse, Daniel Pomeret, et de la maire de Chazay d'Azergues, Pascale Bay, il s'agit de miser sur deux nouveaux collèges mais aussi sur la restructuration des établissements de Chazay d’Azergues et de Lentilly, puis de Anse. 

Mais l'Insee, qui se base sur les chiffres du recensement de 2012 et 2017, prévient: le nombre de personnes âgées de 75 ans ou plus serait multiplié par 1,8 en 2050 (266 000 seniors estimés).  En 2015, le Rhône était le département de la région où le nombre de seniors et de seniors dépendants était le plus élevé; "comme il devrait l’être aussi en 2050". Et de préciser : "cela suppose donc d’adapter les moyens de prise en charge de cette population à plus long terme, notamment en ce qui concerne l’offre de places en Ehpad et les aides à domicile." Une évolution dont nombre de candidats tiennent compte dans leurs programmes (modernisation des résidences adaptées aux seniors, logements adaptés au maintien à domicile, financement de la rénovation des EHPAD ...).

►Zoom sur les enjeux des départementales 2021 dans le Rhône

Le Rhône compte 13 cantons. Le département du Rhône est un territoire traditionnellement favorable à la droite et au centre-droit.  La collectivité est dirigée par une majorité de droite et de centre-droit (issue de l’UMP et de l’UDI).  L’assemblée sortante du conseil départemental du Rhône est composée de 14 élus de droite, 10 de centre droit et 2 de gauche. Le président sortant LR Christophe Guilloteau, élu dans le canton de Brignais, est candidat à sa réélection. Pour la droite, l'enjeu est aujourd'hui de faire le grand chelem et de ravir à la gauche son unique canton. La majorité sortante entend s'appuyer sur son bilan pour conserver le département et met notamment en avant sa bonne gestion durant le mandat écoulé. Son ambition affichée: "rester le 1er département le moins imposé de la Région", avec "aucune hausse d'impôts"

Pour ces élections départementales, ce sont 26 sièges qui sont à pourvoir dans ce territoire situé, on le rappelle, hors de la métropole de Lyon. Les 13 cantons : Anse, L'Arbresle, Belleville-en-Beaujolais,  Brignais, Genas, Gleizé,  Mornant, Saint-Symphorien-d'Ozon, Tarare, Thizy-les-Bourgs, Val d'Oingt, Vaugneray,  Villefranche-sur-Saône.  

La gauche, présente dans les 13 cantons, partira unie au premier tour. Socialistes, communistes et écologistes se sont entendus sur une répartition des cantons ou des candidatures communes. Mais cette union permettra-telle à la gauche de conserver ses deux élus? Dans le canton de L'Arbresle où se joue cet enjeux, Sheila McCarron, ancienne PS passée chez Génération S. est candidate à la réélection. Elle a constitué un binôme avec l'écologiste Joseph Volay, afin de conserver cet unique bastion de la gauche dans le Rhône. 

Contrairement à 2015, le Rassemblement National ne sera pas en mesure de présenter des binômes dans tous les cantons du Rhône. Mais le parti de Marine Le Pen sera représenté dans 11 des 13 cantons : il sera absent de ceux de Brignais, canton du Président sortant, et de Vaugneray.

♦Les cantons à suivre de près

Le canton du Val d’Oingt: le transfuge Antoine Dupperay, conseiller départemental sortant LR du canton est passé au Rassemblement National et fait campagne aux côtés d'Isabelle Julien. En 2015, il s'était imposé devant le binôme Goutteboir-Sokoloff. 

Le canton de L'Arbresle où la gauche, unie aux écologistes, a une chance de conserver son bastion et ses deux sièges. La conseillère sortante Sheila McCarron fait acte de candidature aux côtés de l'écologiste Joseph Volay. La maire centre droit de Brussieu, Catherine Lotte se présente aux côtés de Morgan Griffond, jeune maire de Saint-Pierre-la-Palud (LREM). Deux autres binômes sont candidats : la majorité départementale sortante représentée par Sarah Boussandel et Pierre Varliette, maire de Saint-Laurent-de-Chamousset déjà candidat en 2015. Le binôme RN est représenté par Patrice Brunier et Corinne Dulac. 

Le canton de Brignais, où la gauche se présente cette fois-ci unie pour faire face à Christophe Guilloteau, le président LR sortant du département.

Le canton de Gleizé où deux binômes de droite sont en lice : un binôme dissident composé du maire de Gleizé Guislain de Longevialle et de Nathalie Petrozzi-Bédanian derrière le slogan "Nouvel élan pour notre canton!". En compétition pour le canton, le binôme de la majorité sortante : Sylvie Epinat et Michel Thien, maire de Limas. 

Même problématique dans le canton de Saint-Symphorien-d'Ozon où s'affrontent les "frères ennemis" de la communauté de communes de l’Ozon : l’ancien maire de Ternay Jean-Jacques Brun et le maire de Communay, Jean-Philippe Choné. Jean-Jacques Brun compose le binôme divers droite avec Mireille Simian (adjointe à Saint-Symphorien-d’Ozon). Face à eux, binôme de centre droit formé par Valérie Allagnat (conseillère d’opposition à Chaponnay) et Gérard Korn (conseiller à Ternay). Jean-Philippe Choné sera suppléant. Côté Rassemblement National, c'est le duo Chantal Dubos et Louis Lardet qui fait acte de candidature. Dans ce canton, le binôme d'union de la gauche et des écologistes est représenté par Jules Joassard et Chantal Gallo.  

Le canton de Belleville-en-Beaujolais où l'ancien patron départemental du Rassemblement national, Christophe Boudot constitue un binôme avec Chantal Capaldini. Le binôme n’est pas inconnu dans le Beaujolais. Christophe Boudot, issu du milieu viticole, était candidat dans la 9e circonscription du Rhône lors des législatives de 2017. Quant à Chantal Capaldini, candidate dans ce canton en 2015 aux côtés de Benoît Lapeyrere, elle avait obtenu plus de 36% des suffrages au deuxième tour, face au binôme Bernard Fialaire et Evelyne Geoffray. Christophe Boudot figure également sur la liste conduite par Andréa Kotarac pour les élections régionales. Le maire de Belleville, Frédéric Pronchéry (avec Evelyne Geoffray, maire d’Odenas depuis 2008 et conseillère départementale sortante) va défendre un programme qui rejoint celui de la majorité départementale sortante. Enfin, le binôme de la gauche et des écologistes est représenté par Virginie Pays et Franck Rambaud.

Le canton de Thizy-les-Bourgs. Dans ce secteur, le binôme RN Rémi Berthoux et Rita Bailly affronte binôme de divers droite et de divers gauche : Colette Darphin, candidate à sa succession, fait équipe avec Patrice Verchère, président de la Communauté d'agglomération de l'Ouest rhodanien (COR). Pascale Cernicchiaro a constitué un binôme avec Aymeric Hergott. 

►Retour sur les élections de 2015 : le Rhône acquis à la Droite

En 2015, la droite (LR - UDI - DVD) avait remporté 24 des 26 sièges du département du Rhône. En 2015, l’arrivée de Christophe Guilloteau, un président de droite, avait figure d'évènement politique local. Le Rhône était dirigé par le centre-droit depuis 1979. De 1990 à 2013, il avait été dirigé par le centriste Michel Mercier, ancien garde des Sceaux. Christophe Guilloteau a succédé à la présidente UDI Danielle Chuzeville. 

Deux sièges étaient allés à la gauche (PRG et DVG). La gauche avait remporté le canton de L'Arbresle où s'affrontaient six listes au premier tour. Les deux sièges de ce canton avaient été remportés par Bernard Chaverot et Sheila McCarron. Ces derniers s'étaient imposés au deuxième tour devant le binôme FN de Daniel Prud'homme et Laurence Remond-Spark  grâce, en partie, à une division à droite. 

En 2015, le Front National avait obtenu dans le Rhône environ 28,5% des suffrages au premier tour et près de 32% au second tour. Ses binômes étaient présents au second tour dans 12 des 13 cantons (à l'exception du canton de Anse) sans parvenir à obtenir d'élu. Bilan : aucun siège pour le FN en 2015 dans cette assemblée départementale.

 

Rappels

Depuis 2015, lors des élections départementales, les électeurs doivent se prononcer en faveur d'un binôme paritaire (un homme et une femme) et non plus pour un seul candidat (scrutin uninominal). Le scrutin est un scrutin binominal mixte majoritaire à deux tours qui se déroule à l'échelle des cantons. Pour être élu, le binôme doit réunir la majorité absolue au premier tour ou simplement relative au second tour. Chaque canton élit un binôme titulaire plus deux remplaçants. Dans la semaine suivant le second tour du scrutin, les élus du conseil départemental se réunissent pour élire parmi l’assemblée le président ou la présidente du conseil départemental. C'est le fameux "troisième tour". 

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