A 19 ans, une Lyonnaise part combattre pour Israël : "j'ai signé pour défendre mon pays et c'est maintenant qu'il en a vraiment besoin"

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Elle se prépare à rejoindre le front. reportage F.Magnetto / A.Jacques ©France Télévisions

Après l'attaque du Hamas dans la nuit de vendredi à samedi, le gouvernement israélien a promis une réplique sans précédent. L'État israélien appelle ses réservistes ou ses soldats en permission, comme cette jeune Lyonnaise de 19 ans. Elle a fait sa valise dimanche 9 octobre.

"Mon commandant attend juste que l'aéroport ouvre pour prendre mes billets, et pour que je parte". C'est une Lyonnaise de 19 ans, soldat dans l'armée de l'air israélienne, qui se prépare à partir pour rejoindre Tsahal et combattre le Hamas. Un départ imminent. La jeune femme, dont l'anonymat est préservé, a déjà préparé sa valise. 

Elle était de retour dans sa famille pour une permission d'un mois au moment de l'attaque du Hamas sur Israël le samedi 7 octobre. Elle a été rappelée par l'armée. "Paradoxalement, je sais que là-bas, c'est dangereux, mais j'ai signé à l'armée pour défendre mon pays et c'est maintenant qu'il en a vraiment besoin. Rester ici à Lyon, soutenir mentalement mes copines, c'est peut-être une aide, mais ce n'est pas ce que j'aimerais faire. J'aimerais aller au bout de mon service et être sur le terrain", a expliqué la jeune femme déterminée.

Une détermination renforcée par la perte de l'un de ses amis dans le conflit. "On a appris l'hébreu ensemble, on a fait des entraînements sportifs. Hier, il a été envoyé sur le front et il est mort", raconte la jeune militaire. 

Sentiment d'insécurité

C'est à seulement 17 ans que cette Lyonnaise s'est envolée pour Israël, pour un nouveau départ, son baccalauréat en poche. Là-bas, elle a intégré une classe préparatoire en ingénierie avant de rejoindre les rangs de l'armée. Un choix mûrement réfléchi pendant ses années passées à Lyon. 

"J'ai toujours été dans une école non juive, laïque, publique et très bien intégrée avec les autres. Au fur et à mesure des années et des conflits en Israël, j'ai eu un sentiment d'insécurité grandissant. J'entendais en bas de chez moi, dans des manifestations : "mort aux Juifs". Je me sentais moins à ma place, peu à peu, j'ai eu l'impression qu'on était incompris", explique-t-elle.

À 17 ans, j'ai décidé de partir en Israël, faire un an de prépa. Et la suite logique, c'était de faire l'armée.

Sa décision a été soutenue par sa famille : "je comprends réellement son engagement, mais à la fois, on a envie de la retenir par égoïsme. Parce qu'on a très peur pour elle. Mais on sait que son rôle et sa place sont là-bas", assure la mère de la jeune militaire de Tsahal.

La jeune militaire est engagée dans l'armée de l'air. C'est un engagement temporaire. Après l'armée, elle aimerait reprendre ses études. Dans quelques jours, cette femme soldat va fêter son vingtième anniversaire. 

Tribut humain

Un raid "sans précédent" a été lancé sur Israël le samedi 7 octobre, en plein Shabbat et au dernier jour des fêtes juives de Souccot. Selon un dernier bilan officiel, plus de 700 personnes ont péri, côté israélien. C'est le bilan le plus lourd pour une attaque anti-israélienne. Parmi elles, jusqu'à 250 personnes ont été massacrées dans une rave party près de Gaza d'après une ONG.


Lundi 9 octobre, le bilan des victimes dans la bande de Gaza faisait état de 560 morts et 2900 blessés, selon le ministère de la Santé de l'enclave palestinienne. Le résultat des frappes menées en riposte à l'offensive du Hamas qui a tiré des milliers de roquettes sur Israël. L'armée israélienne vient d'ordonner un "siège complet" de la bande de Gaza. Ce mince territoire côtier est peuplé de 2,3 millions de Palestiniens et contrôlé depuis 2007 par le Hamas.

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