"C'est l'ubérisation des transports médicaux" : à Lyon, 200 taxis défilent contre l'obligation du covoiturage

Les taxis sont en colère et ils veulent le faire savoir. Ils sont venus manifester ce lundi 11 décembre devant la Caisse primaire d'assurance maladie à Villeurbanne pour dénoncer une mesure qui pourrait leur faire perdre une partie de leur activité.

Ce lundi 11 décembre, les taxis lyonnais manifestent contre l'obligation pour les patients de covoiturer lors de leur transport médical. Un appel national à la mobilisation, qui a été relayé par l'Union nationale des taxis du Rhône (UNT69).

Partis à huit heures de Gerland, les taxis ont rejoint la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) située Cours Émile-Zola à Villeurbanne avec leurs véhicules. 

200 taxis devant la CPAM

Selon la police, ils étaient 120 chauffeurs au départ de Gerland. Selon les manifestants, ils étaient 200 à l'arrivée devant la Caisse primaire d'assurance maladie.

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"Quelqu'un qui va faire une chimiothérapie, qui a rendez-vous à sept heures, on va l'emmener avec celui qui a rendez-vous à six heures. Une heure d'attente pour quelqu'un qui est malade, fatiguée par les traitements, ça n'a aucun sens." 

Grégory Brouet, gérant d'une société de taxis

Les chauffeurs lyonnais ont été reçus par la CPAM."On leur a proposé de faire un partenariat pour créer une plateforme ensemble, a expliqué Mourad Bendrisse, président de l'UNT69, à la sortie de la réunion. On n'est pas contre le partage des taxis, ça se fait déjà, mais il y a des grosses sociétés qui veulent s'engouffrer dans notre marché."

Les chauffeurs se sont ensuite rendus à la Préfecture, située 106 Pierre Corneille dans le troisième arrondissement.

Covoiturage obligatoire pour le transport sanitaire

L'article 30 de la loi de financement de la Sécurité sociale, est à l'origine de cette manifestation. Il modifie les règles du transport sanitaire : le covoiturage devient la norme quand un patient doit se rendre à un rendez-vous médical en taxi. En cas de refus, la Sécurité sociale ne prendra pas en charge la totalité des frais.

"C'est l'ubérisation des transports médicaux, on veut faire comme du transport de bétail, s'exaspère Grégory Brouet, gérant d'une société de taxis, présent dans le cortège. On faisait déjà du covoiturage, mais là, ils veulent faire des économies en entassant les gens. C'est plus économique qu'écologique."  Le transport sanitaire représente 90% de son activité, la nouvelle réglementation l'inquiète donc sur l'avenir de son activité. 

Des rassemblements ont aussi été organisés à Paris, Marseille ou encore à Lille ce lundi.

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