Affaire Marin : 14 ans requis contre son agresseur sans excuse de minorité

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14 ans de prison ont été requis contre l'agresseur de Marin sans retenir l'excuse de minorité. Agé de 17 ans au moment des faits, il est jugé à huis clos pour "violences avec usage ou menace d'une arme suivie de mutilation permanente". Le verdict doit être rendu dans la soirée. 

L' Avocat Général a requis 14 ans de prison à l'encontre de l'agresseur de Marin et n'a pas retenu l'excuse de minorité. Agé de 17 ans au moment des faits il est jugé pour "violences avec usage ou menace d'une arme suivie de mutilation permanente".

Procès de l'agresseur de Marin: 14 ans de prison requis


Il encourt 15 ans de réclusion criminelle et si l'excuse de minorité était retenue il risquerait une peine maximale de 7 ans et demi d'incarcération. Pour Maître Frédéric Doyez avocat des parties civiles, ces réquisitions vont dans le sens "d'une demande de réponse forte de la part de Marin et de sa famille. Ce qui est encouru en retenant l'excuse de minorité ne serait pas à la mesure du désastre auquel on assiste".

L'avocat fait référence à l'état très fragile de Marin tant physiquement que psychologiquement. 

Réaction de Maître Frédéric Doyez avocat de Marin ©France 3 Rhone Alpes
D'après l'avocate de la défense Maître Anne Guillemot la peine requise est "disproportionnée". "Non seulement on le juge comme un majeur mais en plus on requiert quasiment la peine maximale encourue, a-t-elle regretté à l'issue de sa plaidoirie. Visiblement étonnée et abattue par les réquisitions elle a tenu à rappeler que "la justice n'est pas une histoire de vengeance".

Réactions de l'avocate de la défense Maître Anne Guillemot ©France 3 Rhone Alpes

Jeudi l'audience avait été marquée par un échange très long entre Marin et son agresseur. "Un moment très fort, très compliqué" raconte l'avocate de  "Y" (ndlr dans le respect de l'anonymat des mineurs nous ne pouvons pas le nommer.)
Marin a exprimé sa douleur. "Y" a réitéré des excuses avec ses mots.  La présidente de la Cour d'assises a laissé les deux garçons se parler l'un à l'autre."

Le verdict doit être rendu dans la soirée par la Cour d'assises des mineurs de Lyon. 
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