Une basket "zéro plastique" : une fabrication artisanale 100% végétale pensée par une start-up lyonnaise

Un jeune entrepreneur lyonnais vient de lancer une basket entièrement faite à partir de matière naturelles. Exit le plastique ou les matières animales. La chaussure est même réparable. Sa particularité : elle est réalisée à partir des savoir-faire locaux. 

 

Une basket écologique made in Lyon...
Une basket écologique made in Lyon... © France tv
La basket est l'un des symboles de la mondialisation, du consumérisme et de la fast-fashion. La start-up lyonnaise Wilo a décidé de prendre le contrepied de cette tendance en lançant la première basket sans cuir, ni plastique, ni colorant synthétique. C'est David Chapon, 32 ans, qui est à l'origine de cette idée de chaussure 100% naturelle et même vegan. L'ancien salarié de Schneider Electric a voulu réaliser un modèle de basket simple et robuste. Il s'agit de créer une basket "durable" et facilement réparable. La chaussure en coton peut être ressemelable. Une basket au style vintage. 

Les tiges sont produites dans un atelier de Cholet. C'est également là que sont cousues les semelles. Ces dernières ne sont pas en matière plastique mais réalisées à partir de lait d'hévéa. Ces semelles sont réalisées à la main dans une usine du nord Isère. Ce site est d'ailleurs le seul en France à travailler l'hévéa. Le moulage des semelles est réalisé à l'ancienne, pièce par pièce.
Le moulage des semelles de caoutchouc
Le moulage des semelles de caoutchouc © France tv
Et pas de teinture synthétique. Le caoutchouc blanc naturel va prendre une teinte "ambre cognac" après séchage et un passage de trois jours à une température de 60°C.
© France tv

Cette fabrication artisanale de haute qualité nécessite du savoir-faire et du temps. "C'est un savoir-faire spécifique. On en revient à faire des baskets comme on les faisait il y a 50 ans ou 60 ans. Et c'est ce bon sens qui permet de retrouver une empreinte écologique et une qualité incomparable," explique le jeune créateur. 

Un appel à financement participatif lui a permis de réunir 70 000 euros, la production a ainsi débuté. En quelques mois, près de 700 paires ont été vendues en direct via internet. Aujourd'hui, David Chapon cherche à faire connaître ses baskets. Il entend séduire des investisseurs afin de poursuivre l'aventure. 
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