Gérard Collomb reélu maire de Lyon dès le premier tour de scrutin

Gérard Collomb a été réelu maire de Lyon dès le premier tour de scrutin. / © Stéphane Guiochon . PQR / Le Progrès/Max PPP
Gérard Collomb a été réelu maire de Lyon dès le premier tour de scrutin. / © Stéphane Guiochon . PQR / Le Progrès/Max PPP

Gérard Collomb a été réelu maire de Lyon dès le premier tour de scrutin par 41 voix contre 8 pour Denis Broliquier, maire centriste du 2ème arrondissement. Il y a eu 10 votes blancs et 13 abstentions.    

Par Philippe Bette

Voilà le calendrier politique bouleversé. En quelques semaines, l'histoire lyonnaise s'est précipitée. Elle s'est d'abord inscrite à l'Elysée avec la démission spectaculaire de Gérard Collomb du ministère de l'Intérieur, aussitôt suivie par la démission de Georges Képénékian, qui lui avait succédé à la mairie de Lyon en 2017.  Aujourd'hui, Gérard Collomb doit reprendre son fauteuil de maire. Mais le contexte a changé depuis son départ pour Paris.
 
Son retour aux affaires signe une nouvelle période. Il est officiellement candidat aux municipales de 2020. Mais il a d'ores et déjà annoncé qu'il ne revendiquerait pas l'étiquette de la "République en marche" pour parvenir à un large rassemblement autour de sa candidature.  Début des grandes manoeuvres autour de la Métropole, où le maire de Lyon ne siège plus que simple conseiller. 

Voilà donc la campagne électorale lançée. A droite, deux hommes ont déjà fait connaître officiellement leurs ambitions. Etienne Blanc, d'abord, candidat officiel des Républicains, premier vice-président de la Région et bras droit de Laurent Wauquiez. Il brigue la mairie de Lyon. Et puis Pascal Blache, maire divers-droite du 6 ème arrondissement, qui dit vouloir faire cavalier seul au nom de la société civile. Et qui n'a pas encore choisi entre la mairie et la métropole.  

A gauche, rien de précis encore. Mais la fédération du Parti socialiste exclut d'ores et déjà tout rapprochement avec Gérard Collomb. Tout comme les écologistes qui écartent aussi d'emblée cette perspective. 
    
Le conseil municipal extraordinaire du 5 novembre, que nous vous avons permis ici de suivre en direct, a permis  d'y voir plus clair dans les subtiles et mouvantes combinaisons du jeu politique lyonnais . 
 
 Suivez notre live :    

8 h 33 : Gérard Collomb fait son entrée dans la salle du conseil.  Il sourit et échange quelques mots avec David Kimelfeld, président de la Métropole.

8h 39 : Le doyen d'âge de l'assemblée ouvre la séance et lit les modalités réglementaires du vote. 

8H 42 : Laurence Croizier (UDI et apparentés), fait son entrée au conseil municipla en remplacement de Georges Fenech , démissionnaire.  

8 h 45:  Il est procédé à un appel nominal des élus présents. 70 conseillers municipaux sont présents. Le quorum , fixé à 37 élus, est atteint.

8 h 54 : Gérard Collomb présente officiellement sa candidature dans les termes requis. 

8h 55 :  Le centriste Denis Broliquier, maire du 2ème arrondissement, se porte à son tour candidat au poste de maire.     

8h 57 : Il y a deux candidats. Il est précisé que les candidatures ne s'accompagnent d'aucun débat, ni explication de vote.   

9h 02 : Appel nominal des élus qui votent chacun leur tour  

   
Les journalistes peuvent suivre à distance le déroulement du scrutin depuis la salle de presse / © Julien Sauvadon
Les journalistes peuvent suivre à distance le déroulement du scrutin depuis la salle de presse / © Julien Sauvadon
   
9 h 22 : Le scrutin est clos. Plusieurs élus d'opposition, dont Dominique Nachury et Stéphane Guilland (Les Républicains), n'ont pas participé au vote.  

9 h 27 : Le dépouillement est en cours.  

9h 33 : Le dépouillement s'achève.

9h 42 : Gérard Collomb est reélu maire de Lyon à la majorité absolue. Il a obtenu  41 voix.

9h 43 : Denis Broliquier, maire centriste du 2ème arrondissement de Lyon a obtenu 8 voix .

9h 45: 59 votants . Il y a eu  13 abstentions et 10 votes blancs . 

9H 46  : Gérard Collomb prend la parole pour remercier Georges Képénékian, qui lui a cédé sa place et David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon.   

9h47 : G. Collomb : "Notre majorité est diverse mais nous avons une même volonté de porter l'intérêt général (...)"  

9h50 : G. Collomb : " Avec David Kimelfeld, il n'y aura aucune difficulté à travailler ensemble. La ville de Lyon représente le coeur de notre métropole mais les limites ne s'arrêtent pas à un arrondissement.(...). Nous travaillerons de manière sereine avec la volonté de construire notre métropole de façon plus active".

9h54 : G. Collomb: "J'ai consacré toute ma vie à a ville de Lyon non par goût immodéré du pouvoir mais parce qu'il fallait porter une vision (...) Nous portons un projet pour construire une ville où l'on soit heureux de vivre ensemble. On parle beaucoup de "vivre ensemble". Mais on le construit trop peu en réalité. Nous devons porter attention à l'Autre."   

9h 59: G. Collomb : "Le défi climatique : Nous devons faire en sorte que nos mobilités soient encore plus décarbonées. (...) Nous allons pouvoir investir dans les prochains mandats 1,9 milliards d'euros dans nos transports en commun avec des dessertes facilitées (...) Nous devons aller plus loin encore avec nos transports en commun".

10h02 : G. Collomb défend "une ville plus végétalisée", "la réforme des circuits de distribution et des circuits courts".

10h07 : G. Collomb : "Nous avons une majorité au service de Lyon, au service des lyonnais pour ces 18 prochains mois" . Fin d'un discours très applaudi.                          

10h09 : Christophe Boudot prend la parole au nom du Rassemblement National. Il ironise sur le retour de Gérard Collomb à Lyon depuis sa démission du Ministère de l'Intérieur. 

10H12 : Il salue la clairvoyance du ministre de l'Interieur lors de sa passation de pouvoir sur les quartiers perdus de la République. "Vous avez dit la vérité (...) La violence a laissé place à l'hyperviolence . Le communautarisme s'est enkysté".          
    
10h19 : Nathalie Perrin Gilbert, maire (Divers gauche) du 1er arrondissement, dénonce "la comédie du pouvoir  et le simulacre de démocratie" de cette élection. Elle explique pourquoi Gérard Collomb n'aurait pas dû se représenter: "Vous avez occupé tous les mandats et fonctions que compte la République". Elle dénonce sa "logique confiscatoire" du pouvoir.    

10h23 : Nathalie Perrin-Gilbert s'adresse à David Kimelfeld : "Le maire de Lyon n'est pas prêt à lâcher la métropole. Il vous a déjà écrit votre discours"  

10h26 : Denis Broliquier , maire centriste du 2ème arrondissement, seul rival déclaré de Gérard Collomb. Au nom des "Indépendants", il dénonce le manque de transparence du scrutin : "La peur des représailles a dominé ce scrutin "

10h30 : "Le passage sous les ors de la République vous ont tourné la tête (...) Les conditions de votre retour ne présagent rien de bon pour notre ville. Nous craignons votre retour autoritaire sur Lyon" (...) Il va falloir décentraliser. Vous n'avez rien fait pour y remédier." 

10h36: Stéphane Guilland s'exprime au nom du groupe d'opposition Les Républicains " Ensemble pour Lyon". Il dénonce "le sketch ridicule" de la quatrième élection de Gérard Collomb : "Vous avez joué avec les institutions de la République"

10H44: Stéphane Guilland souligne les contradictions de Gérard Collomb dans sa gestion "petit bras" et "les promesses en l'air" pendant ses mandats successifs. "On ne peut pas, en politique tout dire, et faire le contraire ..."

10h53 : Mme Chevalier intervient au nom du groupe Ecologie- Les Verts" pour expliciter sa position :

"Nous n'avons pas participé à l'élection du maire. Nous avions voté pour vous en 2014 dans le cadre d'un accord technique. Mais depuis, vous êtes devenu Ministre de l'intérieur. Le groupe EELV estime que Gérard Collomb a manqué à ses devoirs avec sa loi "Asile et immigration" contraire à l'humanisme "et pas seulement l'humanisme lyonnais". "Par ailleurs, explique -t-elle, vous avez pris de position pour les plus riches et soutenu une politique qui a fait peu pour l'écologie"

10 h 57 : Mme Rabatelle prend à son tour la parole au nom du groupe "Gauche solidaire". Elle réaffirme son soutien à la politique initiée par Gérard Collomb : "Nous sommes engagés depuis 2014. Nous voulons poursuivre pour finaliser les engagements du mandat malgré nos différends au niveau national. Nous apprécions le développement du logement social et la politique pour la transition énergétique."

11 h 04 : Jean-Yves Sécheresse, au nom du groupe PS, réaffirme son soutien à la politique de Gérard Collomb et "à l'exécutif municipal" . 

11 H 40 : Election de l'éxécutif municipal. Georges Képénékian reprend les fonctions de premier adjoint au maire.

Voici le nouvel exécutif municipal : 

1) Georges Képénekian -1er adjoint au maire - 
2)  Karine Dognin-Sauze
3) Richard Brumm
4) Zorah Ait-Maten
5) Jean-Yves Sécheresse 
6) Nicole Gay
7) Guy Corrazzol
8) Fouziya Bouzerda
9) Loïc Graber 
10) Anne-Sophie Condemine
11) Alain Giordano 
12) Blandine Reynaud
13) Gérard Claisse
14) Francoise Rivoire
15) Jean -Dominique Durand
16) Thérèse Rabatel
17) Michel Le Faou 
18) Douia Besson
19) Yann Cucherat
20) Sandrine Frih
21 Charles -Franck Levy

Les attributions des délégations ne seront pas communiquées avant quelques jours.       
 
© Ville de Lyon
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Réélection de Gérard Collomb
Gérard Collomb a été réelu maire de Lyon par 41 voix contre 8 pour Denis Broliquier, maire centriste du 2ème arrndissement, son seul rival déclaré. Le sujet de Julien Sauvadon et Jean Christophe Adde

                   
 Revoir en intégralité le conseil municipal extraordinaire du 5 Novembre 2018  :  
                                       
    

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