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A Lyon, environ 2 500 “gilets jaunes” mobilisés, 10 policiers et gendarmes blessés

A Lyon, des affrontements ponctuels ont été constatés lors du 26ème jour de manifestation de "Gilets jaunes", ce samedi 11 mai. Globalement, la situation semblait néanmoins sous contrôle en milieu d'après-midi. / © Renaud Gardette /France 3
A Lyon, des affrontements ponctuels ont été constatés lors du 26ème jour de manifestation de "Gilets jaunes", ce samedi 11 mai. Globalement, la situation semblait néanmoins sous contrôle en milieu d'après-midi. / © Renaud Gardette /France 3

Environ 2 500 "gilets jaunes" défilaient à Lyon, samedi 11 mai, pour répondre à un appel "national" lancé par plusieurs figures du mouvement. Des tensions sont apparues en fin d'après-midi. Selon la préfecture du Rhône, 10 membres des forces de l'ordre ont été blessées.

Par Mathieu Boudet

Environ 2 500 personnes, selon nos estimations étaient présentes pour une manifestation partie de la place Bellecour à Lyon, suite à un appel "national" ce samedi 11 mai. Il s'agit du 26ème samedi de mobilisation. Après un défilé dans le calme, des tension sont apparues entre forces de l'ordre et manifestants masqués.    


 

Des affrontements en fin de journée

Sur place, des militants avaient le visage masqué au départ de la manifestation, qui devait déambuler sur plusieurs axes du 7e arrondissement notamment. Après une marche calme, des tensions sont apparues en milieu d'après-midi, et les forces de l'ordre ont lancé de nombreux gaz lacrymogènes. Leur impact est resté limité, les gaz étant dispersés par les fortes rafales de vent. Des manifestants masqués, se rapprochant de membres de "Black blocs", ont tenté de récupérer des projectiles au passage d'une zone de chantier, sur les quais du Rhône. Les policiers ont également dû intervenir pour inciter les manifestants à ne pas pénétrer dans les zones interdites aux manifestations, et pour répondre à des manifestants violents en tête de cortège. 

La gendarmerie mobile et les CRS encadraient de très près la tête du cortège et étaient visés par des jets de bouteilles, pierres ou pétards. En conséquence, les autorités ont décidé d'empêcher la manifestation de pénétrer dans des rues commerçantes comme le prévoyait le parcours initial. Vers 17H30, la manifestation se dispersait petit à petit.

 

10 membres des forces de l'ordre blessés


La préfecture rapporte des affrontements violents, et évoque 10 policiers et gendarmes blessés, sans préciser la nature ou la gravité des blessures constatées à ce stade, sinon des blessures allant jusqu'à la fracture, selon les forces de l'ordre, qui estiment que "la manifestation est gangrenée par des casseurs violents".
    
 Côté manifestants, nous n'avons pas d'informations concernant le nombre de blessés, ceux-ci étant généralement pris en charge par des "street medics", ces membres du cortège équipés de matériel de premiers secours. Nos confrères du Progrés évoquent 2 victimes. L'AFP a elle comptabilisé au moins un blessé du côté des manifestants, a priori un nez fracturé.


 


 

7 interpellations


La préfecture du Rhône avait annoncé un renforcement des effectifs, pour encadrer ce mouvement annoncé comme point de ralliement "national". Selon nos confrères du Progrés, près de 900 policiers et gendarmes étaient mobilisés. Les forces de l'ordre ont rapporté 7 interpellations à 17h45, dont 3 préventives, pour "port d'arme par destination", après avoir réalisé de multiples contrôles préventifs. Des cocktails molotov notamment ont été saisis. Des policiers avaient filtrés aléatoirement les accès aux gares, aéroports et péages autoroutiers notamment. Par ailleurs, de nombreuses forces policières étaient visibles dès la fin de matinée autour de la place Bellecour. Le préfet du Rhône avait interdit les manifestations sur plusieurs secteurs centraux de la presqu'ile et du Vieux Lyon, pour préserver notamment l'activité des commerces de centre-ville.
 

 
 


Lyon, point de ralliement "national"


La mobilisation reste limitée par rapport aux plus hauts enregistrés depuis les débuts du mouvement, il y a 6 mois. Dans le cortège, des manifestants venus de Paris, de Paca et de différents points de la région. Des individus de Marseille ou Besançon étaient également annoncés. Lyon devait en effet être un point central pour le mouvement ce samedi, la ville ayant été désignée comme l'un des points de ralliement "nationaux" avec Nantes. Des appels avaient été lancés sur les réseaux sociaux dans cet objectif, notamment par Jérôme Rodrigues, une des figures du mouvement, qui fait partie de la manifestation ce samedi. 
 
 
Jérôme Rodriguez, une figure nationale du mouvement, s'est exprimé vers 13h30, appelant à "un vote anti-Macron". / © Sandra Meallier / France 3
Jérôme Rodriguez, une figure nationale du mouvement, s'est exprimé vers 13h30, appelant à "un vote anti-Macron". / © Sandra Meallier / France 3

 

La mobilisation décline


La police évoquait moins de 2 000 manifestants en milieu d'après-midi. Un collectif de "gilets jaunes" évoquait quant à lui le chiffre de 10 000 manifestants. Et sur place, notre équipe ainsi que celle de l'AFP évaluait à 2 500 environ, le nombre de manifestants mobilisés.

La semaine dernière, la mobilisation s'affichait déjà relativement faible à Lyon, (un millier) et dans les autres villes de France. Samedi dernier en effet, le ministère de l'Intérieur avait recensé moins de 19 000 manifestants dans l'Hexagone - contre plus de 40 000 pour les organisateurs - soit la plus faible participation depuis le 17 novembre. 

Reportage de Renaud Gardette, Sandra Méallier, et complément d'images AFP Vidéos :


Après la manifestation nationale, les gilets jaunes organisent un barbecue au Parc de Gerland à partir de 19h. Enfin dimanche, une manifestation mettant en avant des femmes "gilets jaunes" est annoncée, de 14h à 19h, depuis le Palais de Justice. Elle a été déclarée en préfecture.


 

Manifestation de "Gilets jaunes" à Lyon



 

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