Lyon : la “French-tech” à le vent en poupe

En Auvergne-Rhône-Alpes, plus de 60 000 personnes travaillent dans le secteur du numérique. Des entreprises matures, ou des "jeunes pousses". 45 se sont rendues à Las Vegas au CES, le salon mondial de l'électronique, avec l'aide d'acteurs institutionnels.  Une French-Tech "made in Aura" qui monte.

Par Christian Conxicoeur

Le dynamisme des start-up d'Auvergne Rhône-Alpes : CES de Las Vegas
En Auvergne-Rhône-Alpes, il y a 800 à 1000 start-up, des "jeunes-pousses" de toutes les tailles et à tous les niveaux de développement. 35 se sont rendues à Las Vegas au CES, le salon mondial de l'électronique, avec l'aide d'acteurs institutionnels. Une French-Tech "made in Aura" qui monte. - Lise Riger et Christian Conxicoeur

Le CES de la Vegas, c'est le nec plus ultra des technologies électroniques innovantes. Et cette année, la France y était extrêmement bien représentée : à la deuxième place avec 275 exposants contre 289 pour les Etats-Unis.

Aller au Consumer electronic show de Las Vegas : un graal et un rêve pour nombre de chefs d'entreprises hi-tech. Mais loin du cliché, l'opération doit se préparer, et être sérieusement sous-pesée, tant le retour sur bénéfice immédiat peut être décevant et inversement proportionnel à l'investissement en temps et en argent.  

Des aides pour aller au CES, mais savamment dosées


C'est pourquoi la région Auvergne Rhône-Alpes, Saint-Etienne Métropole ou encore l'association Lyon French Tech -la plateforme dédiée de la Métropole de Lyon- ont aidé 45 de nos entreprises à se lancer, moyennent un sérieux diagnostic.

Lyon French Tech : pour quoi faire ?
L'Association Lyon French Tech est la plateforme opérationnelle de fédération, communication et promotion de l'écosystème numérique du territoire de la Métropole de Lyon. Interview de Patrick Bertrand, pdt de Lyon French Tech.

Parmi les start-up de chez nous qui ont bénéficié de ce soutien et se sont rendues au CES de Las Vegas du 9 au 12 janvier 2018, nous en avons rencontré deux : Meersens , basée à la pépinière Bel Air Camp de Villeurbanne, et Hexadrone, installée en Haute-Loire. 

L'une élabore une box connectée pour analyser en temps réels des polluants dans l'air, dans l'eau ou d'autres produits alimentaires, les ondes, etc. L'autre a mis au point un drone lourd entièrement modulable, fabriqué en impression industrielle 3D, destiné à porter des outils, comme un appareil photo ou une rampe d'éclairage LED.

Quatre jours de folie


Pour elles, les quatre jours de salon sont un véritable marathon. Présentes sur place avec un stand, souvent petit, elles voient défiler des milliers de personnes par jour, badauds mais aussi et surtout investisseurs en quête de LA pépite. 

Alors, il faut "pitcher", c'est à dire faire l'article, convaincre de l'intérêt du produit en un minimum de temps. Et ce encore et encore, pendant quatre jours.

Consumer Electronic Show : retour d'expérience
Alexandre Labesse est le PDG d'une jeune entreprise qui fabrique des drones. Pour son projet Toundra qui a nécessité 24 mois de R&D, il est allé à Las Vegas, au CES.

Plusieurs objectifs


L'objectif est multiple : faire connaître son produit au monde entier et assurer une veille technologique, afin de savoir si son produit n'est pas en concurrence directe avec un autre fabricant. Après, on vient chercher au CES des partenaires industriels ou financiers, pour concrétiser l'aventure. 

Revenus "rincés" mais heureux de l'expédition, Morane Rey-Huet, PDG de Meersens et Alexandre Labesse, PDG d'Hexadrone vont sans doute repartir pour Las Vegas l'an prochain, pour accompagner le développement et la distribution de leurs produits à l'international.

Sur le même sujet

Suicide d'une employée mucinipale à Chambéry : la famille dénonce un harcèlement au travail

Les + Lus