Lyon va ouvrir sa cité de la gastronomie samedi

La Cité Internationale de la Gastronomie de Lyon dévoile une partie encore méconnue de l'Hôtel Dieu rénové, notamment cet autel original préservé, sous le Dôme des Quatre-rangs, dans la partie la plus ancienne de l'édifice . / © Joël Philippon / Maxppp
La Cité Internationale de la Gastronomie de Lyon dévoile une partie encore méconnue de l'Hôtel Dieu rénové, notamment cet autel original préservé, sous le Dôme des Quatre-rangs, dans la partie la plus ancienne de l'édifice . / © Joël Philippon / Maxppp

La Cité internationale de la gastronomie, consacrée aux arts de la table français en général et lyonnais en particulier, ouvrira ses portes samedi 19 octobre au cœur du Grand Hôtel-Dieu de Lyon.

Par Mathieu Boudet

Après les commerces, les halles et l'hôtel Intercontinental, c'était la toute dernière partie encore en chantier au sein de l'Hôtel Dieu, dont la rénovation aura duré une dizaine d'années. La Cité internationale de la gastronomie, consacrée au "bien manger" lyonnais et aux arts de la table français, ouvrira ses portes samedi dans le Grand Hôtel-Dieu de Lyon, samedi 19 octobre.


Quatre niveaux d'exposition

Situé au cœur de l'Hôtel Dieu de Lyon, en plein centre-ville, sur les quais du Rhône, cette cité sera la première à ouvrir ses portes parmi quatre (Lyon, Dijon, Tours, Paris-Rungis) prévues en France. Disposée sur quatre niveaux fraîchement rénovés pour une surface totale de 4 000 m2 dans les bâtiments les plus anciens du Grand Hôtel-Dieu, classé au patrimoine de l'UNESCO, qui datent du XVIe au XVIIIe siècle, cette cité propose un parcours permanent et des expositions temporaires, souvent sensorielles et participatives. "Ce sera un lieu culturel et d'éducation avant tout", annonce son directeur Florent Bonnetain, évoquant un espace consacré "autant à la cuisine étoilée qu'aux enjeux culinaires du quotidien". 

 

Mangez des œuvres !

On y trouve une exposition permanente, qui retrace l'histoire et les enjeux à venir de la gastronomie, et son lien avec la santé notamment. 2 fois par an, la Cité va proposer des expositions temporaires et mettant en avant artistes et thématiques d’actualité, comme les habitudes alimentaires ou l’histoire et les innovations technologiques. Il sera possible de déguster des œuvres d’art gastronomiques imaginées par des chefs nationaux et internationaux, de rencontrer l’équipe des cuisiniers de la Cité, qui élabore les recettes des chefs, et d'échanger avec eux sur leurs astuces et leurs recettes. Enfin, une exposition adressée aux enfants, la Gastro Ludothèque, proposera  des jeux liés à la nourriture notamment.


Des chefs en "résidence"

Le parcours permanent, ouvert au connaisseur comme au profane, présente différentes façons de concevoir la gastronomie dans le monde, mais aussi une plongée à la table des grands chefs emblématiques de Lyon et des expositions d'objets rares, comme le légendaire piano d'une tonne, de feu Paul Bocuse, sur lequel le chef triplement étoilé a concocté ses créations pendant plus de vingt ans. Un "espace gastronomique" accueillera aussi des grands chefs en "résidence" qui, sur des thèmes précis (pays, produits), pourront partager leur talent et faire goûter leurs petits plats aux visiteurs. Parrain du projet, le chef triplement étoilé Régis Marcon en sera le premier invité.
 

Un nouvel attrait touristique pour Lyon

Portée par la ville et la métropole, avec 2 millions d'euros chacune, et par le mécénat à hauteur de 10,5 millions, la cité adossée aux nouvelles Halles de Lyon restera ouverte 362 jours par an, pour une affluence espérée de 300 000 visiteurs. L'entrée sera de 12 euros par adulte mais il faudra s'acquitter du double pour participer aux dégustations proposées par les chefs. Cette partie de l'Hôtel Dieu était la dernière encore en travaux (outre la chapelle Notre-Dame-de-Pitié, qui reste gérée par les Hospices Civiles de Lyon). Au total, 42 000 mètres carrés de cet ancien hôpital, propriété des HCL, ont été réhabilités et reconvertis, faisant de ce site le plus grand chantier privé de rénovation de France. 


La gastronomie a donc enfin son musée. Logique, d'autant que l'Unesco a classé, depuis 2010, le repas gastronomique des Français à son patrimoine culturel immatériel ! 

La visite du site en avant-première a été ternie par un boycott des Toques Blanches de Lyon...
Reportage de Valérie Benais et Patrick Perrel.

 
Les toques blanches et l'hotel dieu de Lyon

Chorale de Roanne/ASVEL : 69-73

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