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Procès Barbarin : La défense de Régine Maire dénonce “le silence des parents”

Pour Me Vahramian, défenseur de Régine Maire, cette bénévole vit ce procès comme "une injustice"
Pour Me Vahramian, défenseur de Régine Maire, cette bénévole vit ce procès comme "une injustice"

Régine Maire, accusée avec le cardinal Barbarin, de n'avoir pas dénoncé les agissements du père Preynat et de n'avoir pas porté assistance à personne en péril, a vécu ce procès comme "une injustice". Son avocat explique que "le silence de l'Eglise, c'est aussi le silence des parents"                

Par Philippe Bette

Régine Maire est la seule avec Mgr Barbarin, à répondre de "non dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs" mais aussi de "non assistance à personne en péril". Des accusations qui l'ont meurtri et qu'elle vit comme "une injustice"

Auditionnée par le tribunal, cette dame de 73 ans, qui officiait comme bénévole au diocèse de Lyon auprès de Mgr Barbarin, avait d'abord fait valoir son droit au silence. Pour lire ensuite une déclaration où elle expliquait avoir reçu une victime du père Preynat en 2014, Alexandre Hezez. Il lui avait raconté avoir été abusé par le curé scout entre 9 et 11 ans. "Je n'ai jamais imaginé de dénoncer ces agressions sexuelles à la justice alors qu' Alexandre était un adulte en âge de le faire" expliquera -t-elle finalement.  

Venu le temps des plaidoiries, son avocat, Me Vahramian rajoute : "Elle n'y a pas pensé parce que les faits étaient prescrits". Une ligne de défense constante qui revient souvent en boucle ici et là . Comme un argument imparable opposé chaque fois à "La parole libérée".

"Le silence de l'Eglise, c'est aussi le silence des parents"  


Me Vahramian explique encore que "Régine Maire a invité Alexandre Hezez à déposer plainte et que c'est à ce moment là que la victime lui a dit que les faits étaient prescrits (...) Ca ne serait venu à l'idée de quiconque de se mettre à la place de cette victime, plus de trente ans après les faits".

Me Xavier Vahramian fait valoir une autre explication, rarement entendue jusque là : "Le silence de l'Eglise, c'est aussi le silence des parents (...) En 1990, 1991 et les années antérieures, des parents savaient et n'ont pas déposé plainte au nom de leurs enfants. Ils n'ont pas protégé les autres enfants. Dès lors, Régine Maire ne peut se sentir responsable en 2014 de ces faits qui ont 25, 30 ans" 

Me Vahramian  précise encore que ces informations ont été transmises au cardinal Barbarin.  

L'interview de Me Xavier Vahramian par Yaëlle Marie et Laure Crozat :
 
 
    

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