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Sûreté Nucléaire en Auvergne Rhône-Alpes : 337 inspections effectuées par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en 2018

© France 3 RA
© France 3 RA

En 2018, les inspecteurs de la division de Lyon de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), autorité administrative indépendante, ont effectué 337 inspections en 2018 en Auvergne Rhône-Alpes. Cent-seize inspections concernaient le parc de centrales nucléaires de la région. 

Par Dolores Mazzola

Selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN), le niveau de la sûreté nucléaire et de la radioprotection reste globalement satisfaisant en 2018 en France. La division territoriale de Lyon a présenté ce jeudi 20 juin les conclusions des actions de contrôle menées tout au long de l’année 2018 en région Auvergne-Rhône-Alpes sur les différentes installations nucléaires. 
 
© D.Mazzola
© D.Mazzola

Les agents ont conduit en région 337 inspections, dont 116 dans les centrales nucléaires, 102 dans les usines du cycle et installations en démantèlement, 109 dans le domaine du nucléaire de proximité (notamment le médical) et 10 dans le domaine du transport de substances radioactives. 

L'an dernier, l'ASN fait état de 31 événements significatifs classés au niveau 1 de l'échelle INES, dont 29 dans les installations nucléaires de base et un dans le nucléaire de proximité. 

La région comporte quatre centrales nucléaires EDF, soit 14 réacteurs : Bugey (4 x 900 MWe), Saint-Alban/Saint-Maurice-L’Exil (2 x 1 300 MWe), Cruas-Meysse (4 x 900 MWe), Tricastin (4 x 900 MWe). Concernant le contrôle de ces installations nucléaires en 2018, le bilan est globalement satisfaisant. 

Niveau correct mais des améliorations sont requises


Ainsi, concernant la centrale du Bugey (réacteurs 2, 3, 4 et5), l’ASN a relevé des faiblesse en matière de maîtrise des risques liés à l’incendie et des progrès sont demandés pour la protection de l'environnement. Sur ce site, l'ASN attend notamment des "progrès dans la prévention des risques de fuite des canalisations enterrées". Sur ce site nucléaire, l'ASN a effectué 29 inspections.

En Ardèche, à la centrale de Cruas-Meysse, les inspecteurs ont notamment "relevé des lacunes en matière d’incendie, de gestion des arrêts des réacteurs et de protection de l’environnement". Plusieurs pollutions de nappe phréatique ont été relevés. L'ASN a également constaté des insuffisances en matière de gestion des déchets. Sur ce site, l'ASN a effectué 29 inspections. Sur ce site, l'ASN a effectué 32 inspections.

En Isère, bon point pour la centrale de Saint-Alban - Saint-Maurice-l'Exil avec des performances en matière de radioprotection qui "se distinguent positivement au regard des autres installations du parc EDF".
 

Le Tricastin : cas particulier 

Le site nucléaire du Tricastin est situé entre Valence et Avignon s’étend sur une surface de 800 hectares répartie sur trois communes, Saint-Paul-Trois-Châteaux et Pierrelatte dans la Drôme, Bollène dans le Vaucluse.
Au Tricastin, plus importante concentration d’installations nucléaires et chimiques de France, l’ASN considère que "les performances en matière de radioprotection sont en retrait par rapport à la moyenne nationale." Mais de manière générale, les performances globales de la centrale nucléaire du Tricastin en matière de sûreté nucléaire, de protection de l’environnement sont globalement satisfaisantes et rejoignent "l’appréciation générale des performances que l’ASN porte sur EDF". Concernant la centrale nucléaire de Tricastin, l'ASN a réalisé 30 inspections. Sur la totalité du site, les inspections réalisées en 2018 sont au nombre de 54

A noter que le réacteur 1 de la centrale du Tricastin sera le premier du parc français des réacteurs de 900MWe à procéder à sa quatrième visite décennale. Elle a débuté le 1er juin 2019.
Tricastin (archives) / © France 3 RA
Tricastin (archives) / © France 3 RA
 

Extension des Plans particuliers d'intervention

Chacune des 19 centrales nucléaires françaises dispose de son propre PPI. Un plan particulier d'intervention est un dispositif défini par l’État pour faire face aux risques liés à une installation industrielle. Il détermine les actions de protection des populations et les moyens de secours en cas d'accident.
En 2019, le périmètre des PPI (Plans particuliers d’intervention) autour des centrales nucléaires du territoire français a été étendu : il passe de 10 à 20 km. C'est l’accident nucléaire de Fukushima de mars 2011 au Japon a conduit les pouvoirs publics à envisager à réviser les actions de protection des populations.

En France, 2,2 millions de personnes et plus de 200 000 établissements recevant du public (ERP) sont concernées sur près de 1063 communes. 

Début juin, les particuliers et les maires ont été informés de l’inclusion de leur commune dans la nouvelle aire du PPI ainsi que la distribution de comprimés d’iode à partir de septembre 2019. La distribution préventive s’effectuera dans les pharmacies et sera accompagnée d’une campagne d’information. Un Numéro Vert (0 800 96 00 20) et un site internet (www.distribution-iode.com) sont mis à la disposition du public.
  • Le PPI de la centrale de Cruas-Meysse concerne 80 000 particuliers, 65 communes et 2 départements (Ardèche et Drôme).
  • Concernant la centrale du Tricastin, le PPI englobe aujourd'hui 76 communes sur 4 départements (Drôme, Ardèche, Vaucluse, Gard). L’extension du PPI de la centrale du site du Tricastin concerne 208 030 particuliers  et 168 ERP (établissements recevant du public). 
  • Dans l'Ain, autour de la centrale nucléaire du Bugey, implantée sur la commune de Saint-Vulbas, sur la rive droite du Rhône, le PPI concerne 272 550 particuliers, 86 communes et 3 départements (Ain, Isère et Rhône).
  • Le PPI autour de la centrale nucléaire de Saint-Alban et Saint-Maurice-L’Exil concerne 137 communes de 4 départements (Isère, Ardèche, Drôme, Loire et Rhône).

Votre commune est-elle en zone PPI ? Un clic ICI


L'ASN présente le bilan de l'année 2018 dans la région Auvergne Rhône-Alpes
Sûreté Nucléaire en Auvergne Rhône-Alpes en 2018
337 inspections effectuées par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN)  - France 3 RA

Dans le domaine médical, l'ASN considère que l’état de la radioprotection est resté stable en 2018, avec une prise en compte de la radioprotection par les professionnels globalement satisfaisante.

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