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“Une condamnation à mourir”, l'Archevêque de Chambéry s'oppose à l'arrêt des soins à Vincent Lambert

Vincent Lambert sur son lit d'hôpital / © PHOTOPQR/EPA/MaxPPP
Vincent Lambert sur son lit d'hôpital / © PHOTOPQR/EPA/MaxPPP

Le débat sur l'euthanasie est relancé avec la fin programmée des soins à Vincent Lambert, plongé dans un état végétatif depuis plus de 10 ans. Comme de nombreux catholiques, l'Archevêque de Chambéry réclame qu'il puisse continuer à être nourri et soigné.

Par YG avec AFP.

Monseigneur Philippe Ballot prend à son tour position dans l'affaire Vincent Lambert, du nom de cet infirmier devenu tétraplégique et plongé dans un état végétatif depuis plus de 10 ans suite à un accident. L'Archevêque de Chambéry s'oppose à l'arrêt des soins prévu à partir de ce lundi 20 mai 2019.

"La décision d’arrêter de nourrir et d’hydrater Vincent Lambert équivaut à une condamnation à mourir" écrit Monseigneur Ballot dans un communiqué publié ce vendredi 17 mai. Selon lui, Vincent Lambert "n’est pas en fin de vie, il est nourri et hydraté". Comme de nombreux catholiques, il s'oppose à la décision d'arrêter les soins prodigués à Vincent Lambert par le CHU de Reims où il est hospitalisé depuis 2008.

Depuis plusieurs années, l'infirmier, âgé aujourd'hui de 42 ans, est au coeur d'une véritable bataille juridique et d'un vif débat autour de l'euthanasie. S'appuyant sur de nombreux avis d'experts, son épouse souhaite l'arrêt des soins ce que refusent depuis toujours ses parents. Après plusieurs années de recours, le conseil d'état a finalement jugé le 24 avril dernier que la demande d’arrêt des soins du CHU de Reims était "conforme à la loi". Son médecin a alors annoncé un arrêt définitif des soins pour la semaine du 20 mai.

Pour Monseigneur Ballot "Vincent Lambert n’est pas un « symbole » mais une personne". Il réclame que "Vincent Lambert puisse continuer à être nourri et hydraté et bénéficier des traitements adaptés à son état de santé".

Voici le communiqué complet de l'Archevêque de Chambéry.
 

Selon une source médicale, ce protocole de fin de vie pourrait durer de deux à quatre jours et comprendre, outre l'arrêt des machines à hydrater et alimenter, une sédation "contrôlée, profonde et continue", ainsi qu'une prise d'analgésiques "par précaution".
 

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