EN IMAGES. Lyon-Turin : 3500 manifestants, au moins 15 blessés, autoroute fermée et trains bloqués... Retour sur une journée de tensions

La manifestation contre le chantier de ligne ferroviaire entre Lyon et Turin a réuni entre 3000 et 4000 manifestants dans la vallée de la Maurienne en Savoie. Des heurts ont éclaté entre opposants et forces de l'ordre. Les autorités font état d'un bilan d'au moins 15 blessés légers dont 12 gendarmes. La circulation a été coupée sur l'A43 et la RD1006 et le trafic ferroviaire interrompu en Maurienne.

Ce samedi 17 juin, plus de 3000 opposants français, espagnols et italiens se sont rassemblés afin de manifester contre le chantier de ligne ferroviaire Lyon-Turin. Depuis vendredi, ils ont installé leur camp de base sur un terrain municipal à La Chapelle, un village de 340 habitants situé à une cinquantaine kilomètres du chantier du tunnel ferroviaire.

Une manifestation interdite par le préfet de la Savoie dans neuf communes de la vallée de la Maurienne mais qui a été maintenue par les organisateurs sur la route départementale 1006 à La Chapelle, commune non concernée par l'interdiction.

Ce qu'il faut retenir

  • Entre 3000 et 4000 opposants au chantier de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, venus de toute la France mais aussi d'Italie et d'Espagne, ont manifesté contre le chantier de la ligne ferroviaire Lyon-Turin.
  • Un important dispositif de sécurité a été mis en place : 2000 gendarmes et policiers ont été déployés. 
  • Les manifestants ont défilé sur la RD1006 en direction de Saint-Jean-de-Maurienne avant d’être bloqués par les forces de l’ordre.
  • Des heurts ont éclaté entre manifestants et gendarmes mobiles. Les forces de l'ordre ont répliqué aux jets de projectiles par des grenades lacrymogènes.
  • Selon le préfet de la Savoie, au moins 15 personnes ont été légèrement blessées dont 12 gendarmes. Selon les opposants au Lyon-Turin, le bilan fait état "d'une cinquantaine de blessés graves, six hospitalisations dont deux pronostics fonctionnels engagés."
  • Aucune information n'a été communiquée par les autorités quant à d'éventuelles interpellations. 
  • La circulation ferroviaire a été interrompue à partir de 13 heures dans toute la vallée de la Maurienne et l’autoroute A43 a été coupée à la circulation pendant plusieurs heures.

Les événements, minute par minute

19h21 : La préfecture de la Savoie annonce la réouverture complète de l'A43 dans les deux sens de circulation ainsi que la réouverture du tunnel du Fréjus. Par ailleurs, les autorités indiquent que "depuis le début des contrôles, plus de 400 objets ont été mis à l'écart pour assurer la sécurité des personnes et des biens."

18h36 : Lors d'un point presse devant les locaux de la sous-préfecture de Saint-Jean-de-Maurienne, le préfet de la Savoie annonce sept blessés légers parmi les forces de l'ordre et un blessé léger parmi les manifestants. Aucune information n'est encore communiquée concernant le nombre d'interpellations. Le représentant de l'Etat annonce également plusieurs dégradations de biens privés dans les entreprises du secteur : une station-service, de lavage ou encore un garage sont concernés.

18h35 : La réouverture de l'autoroute A43 est "imminente" selon François Ravier, le préfet de la Savoie.

18h11 : Les sapeurs-pompiers ont finalement réussi à accéder aux abords de la RD1006 où se sont déclarés des feux de végétation dus à l'explosion des grenades lacrymogènes.

17h59 : Les manifestants ont été repoussés par les forces de l’ordre et ont quitté l’A43, qui reste cependant toujours fermée à la circulation. Certains opposants sont repartis en direction du camp de base à La Chapelle pendant que d’autres se baignent toujours dans la rivière. Les heurts ont pris fin.

17h40 : 300 manifestants sont actuellement sur l'A43. L'axe est fermé à la circulation "entre Aiton et la barrière de péage de Saint-Jean-de-Maurienne dans les deux sens", indique la préfecture de la Savoie.

17h23 : Le préfet de la Savoie fera un point sur la situation à 18h30 dans les locaux de la sous-préfecture de Saint-Jean-de-Maurienne, en Savoie.

17h02 : Plusieurs dizaines de manifestants souhaitent se rendre sur l'A43 afin de bloquer la circulation. Pour y parvenir, ils sont en train de traverser l'Arc, une rivière avec un important courant, en se tenant la main afin de créer une chaîne humaine entre les deux berges.

16h42 : Les tensions se poursuivent entre les gendarmes mobiles et les manifestants. Ces derniers ont dressé des barricades devant eux. Sur l'une des barricades est inscrit "No Tav" (le mouvement italien opposé au chantier du Lyon-Turin) ou encore "ACAB", slogan hostile aux forces de l'ordre.

16h30 : Selon nos journalistes présents sur place, une vingtaine de manifestants, blessés, sont repartis au camp de base situé à La Chapelle. Pendant ce temps, les jets de pierres continuent.

16h12 : Les autorités indiquent des "premières violences et premiers tirs de mortiers exercés sur les gendarmes par des centaines d'individus masqués et équipés".

16h07 : Les gendarmes mobiles ont effectué une première charge en direction des manifestants.

16h03 : La RD1006 est à nouveau noyée sous les lacrymogènes. Côté manifestants, les jets de projectiles ont repris depuis plusieurs minutes.

16h01 : Le préfet de la Savoie s'exprimera à 18h30 pour faire un point sur la situation.

15h52 : Plusieurs grenades lacrymogènes ont atterri dans la végétation avoisinante. Des flammes sont visibles et se propagent en raison du vent. Pour des raisons de sécurité, les pompiers ne peuvent pas intervenir pour le moment.

15h47 : Les forces de l'ordre font à nouveau usage de gaz lacrymogène afin de disperser les manifestants.

15h40 : La circulation des trains est toujours interrompue dans la vallée de la Maurienne, et ce depuis 13 heures. Certains manifestants sont assis sur les rails. D'autres entament un sit-in sur la route.

15h35 : La situation est revenue au calme depuis quelques minutes. Les manifestants continuent à faire face aux forces de l'ordre mais les heurts ont cessé. Les gendarmes réitèrent leurs sommations par haut-parleur.

15h25 : La tension baisse d'un cran depuis quelques minutes. Plusieurs personnes sont actuellement sur la bretelle d'accès à l'autoroute et sur la voie ferrée. Certains en profitent d'ailleurs pour "recharger leurs réserves" en cailloux dans le ballast, entre les rails.

15h20 : Les gendarmes, par haut-parleur, ont procédé à plusieurs sommations "avant de faire usage de la force".

15h16 : Selon l'AFP, un journaliste présent à l'avant du cortège a été blessé au pied et pris en charge par les manifestants.

15h07 : Des heurts ont éclaté entre manifestants casqués et encagoulés et les forces de l'ordre. Les gendarmes mobiles font usage de gaz lacrymogènes "pour maintenir les manifestants hostiles à distance, à la suite de jets de projectiles", indique la préfecture de la Savoie.

15h02 : Plusieurs manifestants, abrités sous des parapluies, munis de casques et masqués, sont en tête de cortège. Des jets de cailloux et d'œufs émanent de ce groupe en direction des forces de l'ordre.

14h58 : Le ministère de l'Intérieur estime "qu'il y a plus de 3 000 manifestants" dans le cortège. Pour rappel, les organisateurs annoncent plus de 4 000 participants.

14h55 : Le trafic ferroviaire est interrompu depuis 13 heures en Maurienne.

14h45 : Certains manifestants ciblent les journalistes présents sur place avec des cailloux récupérés sur la ligne ferroviaire situé le long de la RD1006.

14h35 : Les négociations sont toujours en cours, sur le pont de Saint-Rémy-de-Maurienne. Certains militants s'énervent, la tension monte d'un cran, sous un soleil de plomb. "On n’arrivera pas à les retenir longtemps" confie l'un des organisateurs de la manifestation à France 3 Alpes.

14h30 : Le cortège est toujours à l'arrêt. Les discussions se poursuivent entre élus et autorités se poursuivent.

14h15 : A la suite des échanges entre les élus et les autorités, le cortège va finalement pouvoir continuer sur la RD 1006, sur environ 2 kilomètres en direction de Saint Jean de Maurienne.

14h10 : Plusieurs manifestants encagoulés font savoir à nos journalistes présents sur place, que si les négociations échouent, ils "chargeront d'ici une demi-heure".

14h00 : Des élus tentent de négocier le passage du cortège. Parmi eux, la députée La France Insoumise Mathilde Panot, ou encore la députée européenne EELV Gwendoline Delbos-Corfield, présentes depuis ce matin en Savoie. Selon Gwendoline Delbos-Corfield, "le commandant de gendarmerie fait preuve de bonne volonté " contrairement au préfet. "Au bout d'un moment, ça tend tout le monde" conclut l'élue.

13h45 : Deux kilomètres après le départ, le cortège est à l’arrêt, bloqué par les forces de l’ordre.

13h30 : Selon la préfecture de la Savoie, des difficultés de circulation sont à prévoir sur la RD1006 et la RD75 dans les deux sens. Des itinéraires de déviation sont mis en place.

13h15 : Les organisateurs de la manifestation annoncent plus de 4 000 participants. Les autorités n'ont pas encore communiqué de chiffre officiel. Le comptage est en cours, selon le ministère de l'Intérieur.

13h00 : Nos journalistes présents sur place constatent la présence de plusieurs black blocs, munis de cailloux et de boules de pétanque.

12h45 : Le cortège part de La Chapelle, en Savoie. Des milliers d’opposants au chantier de ligne ferroviaire Lyon-Turin défilent sur la route départementale 1006, en direction de Saint-Jean-de-Maurienne.

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