Stations de ski : Force ouvrière réclame l'ouverture des remontées mécaniques pour Noël

Alors que le gouvernement a annoncé une ouverture des remontées mécaniques pour fin janvier, FO réclame l'avancée de cette date aux vacances de Noël. La fédération pointe les difficultés des saisonniers dans ce contexte incertain.
Les remontées mécaniques doivent rester fermées jusqu'au 20 janvier, a annoncé le gouvernement.
Les remontées mécaniques doivent rester fermées jusqu'au 20 janvier, a annoncé le gouvernement. © Gregory YETCHMENIZA / MAXPPP
Force ouvrière ne se satisfait pas des négociations avec le gouvernement. Après l'annonce de la fermeture des remontées mécaniques dans les stations de sport d'hiver, au moins jusqu'au 20 janvier, la fédération demande à l'exécutif de revenir sur sa position. Elle réclame leur ouverture dès les vacances de Noël dans un communiqué publié vendredi 27 novembre.

FO Transports et Logistique appelle également "tous les saisonniers" à se mobiliser contre les mesures annoncées, vécues comme une injustice par nombre d'acteurs de la montagne. Le syndicat souhaite également pour ces salariés "le maintien de l'activité partielle jusqu'à la fin habituelle des contrats, soit pour la plupart mi-avril".
 
Beaucoup de saisonniers ont vu s'envoler leurs espoirs de trouver un contrat avant la fin de l'année. Face aux incertitudes de la crise sanitaire, beaucoup d'employeurs préfèrent attendre d'être fixés sur une date de réouverture avant d'offrir des garanties d'embauche. "Les saisonniers, on en aura toujours besoin et le travail ne va pas s'inventer hors saison", écrit la fédération.
 
Concernant l'aide de 900 euros par mois, de novembre à février, pour les travailleurs précaires, saisonniers, intermittents ou extras, annoncée jeudi par le gouvernement, FO Transport et Logistique estime que "quasiment personne ne (la) touchera" car "très peu de saisonniers arrivent à sept mois de contrat". "Ce sont aussi les plus précaires qu'il faut aider, ceux qui peinent à cumuler cinq mois de contrat par an, mais ceux-là, ils n'auront rien", proteste la fédération.

Le ministère du Travail avait précisé jeudi que pour percevoir cette aide "ponctuelle", il faudra avoir travaillé "60% des jours de 2019" et "avoir un revenu sous forme d'allocations, de revenu d'activité ou de revenu minimum qui n'excède pas 900 euros", l'aide visant à permettre d'atteindre ces 900 euros nets. En cas de retour à l'emploi, le revenu qui en sera issu ne sera comptabilisé qu'à hauteur de 40% pour calculer la prime.

 
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