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Le département de Saône-et-Loire dénonce la fermeture de l’usine d’Aucy

Rémi Chaintron, président du conseil général, demande des explications à la direction de l'entreprise. L'usine, qui emploie une centaine de personnes, devrait fermer ses portes en 2013.
L'usine Daucy à Ciel (71) pourrait connaître des difficultés à la suite du CE extraordinaire du 25 octobre
L'usine Daucy à Ciel (71) pourrait connaître des difficultés à la suite du CE extraordinaire du 25 octobre © FTV (archives Juin 2011)

L'usine Daucy, située à Ciel, près de Verdun-sur-le-Doubs, semble condamnée. Un comité d'entreprise extraordinaire s'est tenu jeudi 25 octobre 2012. Les nouvelles annoncées par la direction ont confirmé les craintes des employés. Le patron du département de Saône-et-Loire a aussitôt adressé son soutien aux salarié(e)s et aux producteurs maraîchers. "C’est avec stupéfaction que nous apprenons l’annonce de la fermeture pour février 2013 de l’usine d’Aucy à Ciel, qui emploie plus de 100 salarié(e)s", indique Rémi Chaintron dans un communiqué.

"L’arrêt de l’unité de conserverie et un plan social ont été brutalement rendus publics, sans que le propriétaire du groupe, la CECAB, n’ait envisagé la moindre solution de maintien de l’activité, sans qu’aucune alerte ne soit donnée au préalable. Les salariés, les syndicats, la profession agricole, les élus et l’Etat sont mis devant le fait accompli.

Face à cette décision qui supprimerait une filière d’emplois prépondérante pour l’économie de tout un bassin de vie, je suis en lien avec le député de la circonscription, Philippe Baumel, et avec le cabinet du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg. Il est inacceptable de décider de fermer cette unité sans aucune alternative. Nous devons obtenir des explications, une expertise doit être menée, l’ensemble des acteurs réunis pour dégager d’autres perspectives", conclut le président du conseil général.

En 2011 déjà, l'usine Daucy avait occupé le devant de la scène. les salariés s'étaient mis en grève à l'occasion de la NAO (négociation annuelle des salaires. Ils réclamaient une augmentation de salaire de 200 euros. Au terme de 13 jours de grève, ils n'avaient obtenu que 1,8% d'augmentation.
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