Cela fait une dizaine de jours que notre région enregistre des concentrations en particules fines élevées. Ce pic de pollution pourrait se poursuivre jusqu'au jeudi 20 mars selon Atmosf'air Bourgogne.
C'est devenu un triste classique : le beau temps est désormais synonyme de mauvaise qualité de l'air. Mais l'actuel épisode de pollution atmosphérique n'a jamais été atteint en Bourgogne, tant par sa durée que par son ampleur. Il a commencé le 10 mars dernier dans le secteur de Sens. Avec des concentrations de particules dépassant 50 µg/m3, le seuil d'information et de recommandation est alors dépassé. Dans les jours suivants, toutes les grandes villes de la région sont touchées. Puis, au plus fort du pic de pollution, c'est le niveau d’alerte fixé à 80 µg/m3 qui est sera atteint à divers endroits.
Le point sur la situation ce lundi 17 mars 2014
Dimanche oblige, hier, le pic de pollution a connu un reflux. Moins d'automobiles sur les routes et les concentrations de particules baissent. Mais aujourd'hui, la circulation automobile reprend. La zone dépassant toujours le seuil d’alerte se trouve en plaine de Saône : du Dijonnais au Mâconnaisen passant par le Chalonnais La communauté urbaine du Creusot-Montceau et le nord de l'Yonne englobant l'Auxerroise et le Sénonais ne sont plus concernés. Ce scénario devrait perdurer jusqu’à jeudi prochain.La dangerosité de la pollution aux particules fines
Les particules pénètrent plus ou moins profondément dans les poumons. Les plus fines peuvent, en se déposant sur les alvéoles pulmonaires, irriter les voies respiratoires inférieures et altérer la fonction respiratoire. En cas de longue exposition à ces particules, le risque de bronchites chroniques et décès par maladie cardiorespiratoire et par cancer pulmonaire augmente.