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3 ans après le TGV Rhin-Rhône, premier bilan, 30 millions de billets vendus

© France 3 Bourgogne
© France 3 Bourgogne

Trois ans après le lancement de la nouvelle ligne à grande vitesse Rhin-Rhône qui traverse la Bourgogne, la SNCF a partagé ses résultats au cours d’une réunion ce mardi 10 février. Un premier bilan positif même si l’équilibre économique des TGV n’est pas atteint.

Par Christophe Tarrisse

TGV Rhin Rhône : mode d'emploi


Cette ligne à grande vitesse, « ligne nouvelle 7 », longue de 140 km, relie Villers-Les-Pots, à l’Est de Dijon, à petit-Croix, à l’Est de Belfort. Deux gares nouvelles ont été construites sur son parcours : Besançon Franche Comté TGV et Belfort Montbéliard TGV. Le TGV Rhin-Rhône, mis en service le 11 décembre 2011, dessert deux routes dites « Est-Ouest » et « Nord-Sud ».



Les chiffres de la fréquentation


30 millions de billets ont été vendus, dont 5,4 millions à l’international :
— 16,5 millions sur la route Est-Ouest
— 13,4 millions sur la route Nord-Sud
Deux gares nouvelles qui sont particulièrement dynamiques :
— Besançon Franche-Comté TGV : plus de 700 000 clients par an
— Belfort Montbéliard TGV : plus de 600 000 clients par an
Plus de 50 TGV circulent quotidiennement sur le périmètre Rhin-Rhône, et plus de 9,5 millions de voyages sont réalisés chaque année en moyenne depuis le lancement. TGV Rhin-Rhône affiche un bon niveau de satisfaction des clients avec 89% de clients satisfaits et très
satisfaits. La route Est-Ouest montre un réel dynamisme malgré des bilans contrastés en fonction des trains, tandis que sur la route Nord-Sud, le trafic reste en deçà des estimations. Enfin, les taux d’occupation à l’international (Allemagne, Suisse) sont encourageants.

Mais au global, l’équilibre économique des TGV n’est atteint sur aucune des deux routes.

Des améliorations ?


La SNCF a la conviction qu’il faut consolider ces premiers résultats et propose pour 2016 des nouveautés afin d’enrichir et mettre en avant l’offre, des ajustements pour une meilleure adéquation à la demande et aux pratiques des clients, avec 39 villes desservies (vs 35 aujourd’hui) et toujours plus de 50 TGV quotidiens. Ces propositions ont été dans un premier temps partagées avec l’ensemble des collectivités lors de réunions bilatérales animées par SNCF.
  • de mettre en place de nouvelles dessertes françaises en direct sur la route Nord- Sud (Thionville et Metz),
  • des possibilités élargies vers le Sud de la France,
  • de nouvelles possibilités de voyages sur la route Est-Ouest entre les métropoles Rhin-Rhône,
  • de nouvelles liaisons directes à l’international (Luxembourg et Müllheim en Allemagne) et en connexion entre Bâle/Zurich et Luxembourg notamment,
  • et des temps de parcours améliorés : Strasbourg <> Montpellier en 5h09 par exemple
  • Sur la route Est-Ouest : une offre maintenue à 19 allers-retours sur les 20 existants, des reformulations horaires le soir par exemple au départ de Mulhouse ou Besançon pour permettre un départ plus tardif et une desserte qui continue à couvrir largement le marché.
  • Sur la route Nord-Sud, une offre qui reste dense avec 7 allers-retours entre l’Alsace et le Sud-Est dont toujours 5 prolongés vers Marseille et 2 vers Montpellier via Lyon Part-Dieu par rapport aux 8 actuels. Des reformulations horaires permettant par exemple un départ plus tardif de Lyon vers Belfort-Montbéliard TGV le soir. Les « TGV bolides » dont l’un des deux desservira Dijon seront systématiquement prolongés vers le sud.

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