Côte d’Or : des robots entretiennent un troupeau de 140 vaches

Les associés du Gaec des Forges, à Cussey-lès-Forges, en Côte d'Or, ont investi dans des robots pour entretenir leur troupeau de 140 vaches
Les associés du Gaec des Forges, à Cussey-lès-Forges, en Côte d'Or, ont investi dans des robots pour entretenir leur troupeau de 140 vaches

Les vaches d’une ferme de Côte d’Or sont installées dans un bâtiment entièrement automatisé. Un robot trait les animaux, un autre leur donne à manger, un troisième nettoie les sols. Les résultats sont surprenants.

Par B.L.


Comment marche cette ferme robotisée ?

Depuis bientôt un an, les associés du Gaec des Forges, à Cussey-lès-Forges, ont investi dans plusieurs robots pour améliorer l’organisation du travail.

Tous les jours, un robot se charge de traire les animaux deux fois par jour. Ce sont les vaches qui décident elles-mêmes de l’heure de leur traite. Elles peuvent ensuite passer une "porte intelligente" qui leur permet d’accéder à l’extérieur  et de s’installer dans le pré.

De la même façon, elles se déplacent à leur rythme dans l’étable pour venir manger la nourriture distribuée par un robot.

Ce contenu n'est plus disponible


Qu’est-ce qui a changé avec la robotisation ?

"Sur la journée, cela représente une économie de 5 heures de travail. Nous avons donc gagné en productivité et en confort de travail car toutes les tâches ingrates sont effectuées par les robots", explique Brice Minot, un des éleveurs. Les associés ne regrettent pas leur choix, car ils sont moins fatigués. D’autre part, les vaches donnent davantage de lait.

La robotisation se développe dans les exploitations agricoles, car celles-ci sont de plus en plus grandes. Mais, ces machines sont chères. Il a fallu emprunter pour les acheter. Or, le prix du lait est à la baisse. « Pour l’instant, ça va encore. Mais, je ne sais pas si en 2016 ou en 2017 ça ira encore. Il ne faut pas que les cours tombent de trop », explique Eric Minot, un autre éleveur.

 / ©
/ ©

L’investissement en vaut-il la chandelle ?

A partir du 31 mars 2015, le système des quotas qui plafonne la production laitière européenne sera abandonné. Ce régime (créé en 1984 pour gérer les excédents) prendra fin et les États-membres seront libres de produire à leur gré.
Avec la fin des quotas, certains craignent de voir les prix s’effondrer. D’autres sont optimistes et lorgnent sur les pays émergents, comme la Chine et l’Inde, où une demande pour les produits laitiers se développe.

A lire aussi

Sur le même sujet

Personnels hospitaliers en maisons de retraite : la réalité du métier à l'EHPAD de Beaucourt

Près de chez vous

Les + Lus