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Aéroport Dijon-Bourgogne : un nouvel exploitant sera bientôt désigné

Un avion sur le tarmac dijonnais. / © France 3 Bourgogne
Un avion sur le tarmac dijonnais. / © France 3 Bourgogne

Le syndicat mixte de l'aéroport Dijon-Bourgogne s'est réuni ce jeudi 19 mars 2015. Il engage une procédure afin de confier l'exploitation de l'aéroport à un prestataire dans le cadre d'une délégation de service public, à partir du 1er janvier 2016. 

Par Théo Souman

Dans un communiqué de presse, le syndicat mixte de l'aéroport Dijon-Bourgogne développe son projet : 

"Vol d'affaires, transports sanitaires, accueil d'hélicoptères du Samu ou de la gendarmerie, activités économiques basées : l'aéroport Dijon-Bourgogne, géré depuis le 1er septembre 2014 par un syndicat mixte constitué par la communauté urbaine du Grand Dijon et le conseil régional de Bourgogne, continue d'offrir une accessibilité aérienne au territoire et a été conforté comme pôle d'activités dédié à l'aéronautique.

Entre septembre 2014 et février 2015, l'aéroport a accueilli plus de 1300 mouvements d'appareils (avions et hélicoptères, civils ou militaires). La plateforme, accessible 24 heures sur 24, joue un rôle essentiel en matière de transport sanitaire (évacuations, accueil des hélicoptères du Samu, transport d'organes pour des greffes...) au bénéfice notamment du centre hospitalier universitaire de Dijon ; de nouveaux locaux ont été aménagés pour les équipes héliportées du Samu 21 désormais basées à l'aéroport. L'aérogare, dorénavant dotée d'un salon d'attente dédié à cette clientèle, reçoit par ailleurs de nombreux passagers d'affaires mais aussi des équipes sportives venant disputer des rencontres à Dijon.

Enfin, des travaux de rénovation ou de maintenance ont été menés par l'exploitant actuel (SNC-Lavalin) sur la plateforme : nouvelle salle d'accueil pour les équipages, réfection du revêtement de sol de la salle d'embarquement, mise en place de nouvelles vitrines dans le hall d'accueil valorisant les produits bourguignons, maintenance du balisage ou des dispositifs de radionavigation... 


Interview de José Almeida, président du syndicat mixte


"Le syndicat mixte répond ainsi aux premiers objectifs qui lui étaient assignés", souligne José Almeida, son président. Sa création, accompagnée du maintien de 9 emplois, a permis d'éviter la fermeture de l'aéroport. Le Grand Dijon, métropole dynamique, destination touristique reconnue où sera bientôt créée la Cité internationale de la gastronomie, capitale d'une région viticole dont l'un des projets phares est de faire entrer "les climats du vignoble de Bourgogne" sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, a ainsi préservé son accessibilité aérienne, indispensable à son rayonnement et à son attractivité. Le syndicat mixte a contribué à maintenir sur le site et à faciliter le développement des entreprises implantées, par exemple la société Apache qui exploite la célèbre patrouille Breitling. Il a, de plus, permis l'accueil de nouvelles entreprises, à l'instar d'Inaer qui exploite les 3 hélicoptères des Samu de Bourgogne et d'une école de formation de drones.

Depuis le 1er septembre 2014, la société SNC-Lavalin assure l'exploitation de l'aéroport dans le cadre d'un marché de services. Ce marché, conclu pour une durée de 16 mois, arrive à échéance le 31 décembre 2015. Une nouvelle procédure va être engagée dans les tout prochains jours afin de confier l'exploitation de la plateforme à un délégataire de service public à partir du 1er janvier 2016.

Le futur délégataire devra répondre aux objectifs réalistes fixés par le syndicat mixte, qui souhaite conforter le rôle de l'aéroport au service du développement économique et de l'accessibilité du territoire ; conserver un outil de qualité ; revitaliser le site afin de permettre la création d'emplois par l'implantation et le développement d'entreprises ; développer l'activité sur les segments les plus porteurs pour l'économie dijonnaise ; optimiser le fonctionnement et la qualité de service de l'aéroport ; optimiser sensiblement la performance économique de la gestion du site dans le souci de préserver les deniers publics. 

Le délégataire sera chargé d'exploiter la plateforme, d'y mener les investissements nécessaires, de valoriser les activités économiques implantées et d'attirer de nouveaux acteurs. La réduction voire l'arrêt de la contribution publique au fonctionnement de l'aéroport constituera un critère d'évaluation important dans l'attribution de la délégation de service public."

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