Bourgogne : l'industrie des carrières et matériaux de construction est en difficulté

Depuis 2007, l’Union des industries de carrières et matériaux de construction (UNICEM) Bourgogne Franche-Comté a noté un recul de l’activité des carrières de 25 à 30%. Les professionnels tentent d’alerter les pouvoirs publics.

L’Union des industries de carrières et matériaux de construction (UNICEM) regroupe les industries extractives de minéraux et de fabrication de matériaux de construction. Ces entreprises alimentent largement le BTP.
Dans les régions Bourgogne Franche-Comté, ce sont 8 200 emplois et 250 entreprises qui sont affiliés à l’UNICEM.

D’après Laurent Delafond, président de l’UNICEM Bourgogne Franche-Comté, le secteur connaît une baisse d'activité qui ne va pas en s’améliorant. A terme, des décisions « drastiques » pourraient être prises : après une phase de chômage partiel dans certaines entreprises, il pourrait y avoir des licenciements et des dépôts de bilan, dit-il

Pour une simplification de la réglementation

Laurent Delafond rappelle qu’à plusieurs reprises l’UNICEM a rencontré les élus locaux afin de faire entendre ses préoccupations. L’industrie de carrières demande notamment une simplification réglementaire qui permettrait de débloquer des travaux de construction. "Mais nous n'obtenons aucune réponse de la part des pouvoirs publics", dit le président de la fédération.



Ce n'est pas l'avis du conseil départemental de Côte-d'Or qui déclare travailler "étroitement avec les entreprises de Côte-d’Or pour leur faciliter l’accès à la commande publique et encourager l’emploi et l’innovation dans le département."

Pour une visibilité grand public

Que peut faire l’UNICEM pour traverser cette mauvaise passe ?  A cette question, Laurent Delafond reconnaît qu'il faudrait donner plus de visibilité au secteur en revalorisant certains matériaux, tels que le béton et l’innovation qui tourne autour (béton ciré, mobilier en béton, etc.). La "valeur ajoutée de l’industrie de carrières dans l’économie locale" est très peu connue, ajoute-t-il. "Peu de gens savent qu’on trouve des minéraux industriels au quotidien comme dans le dentifrice, par exemple". Et si la solution passait par une campagne de communication destinée au grand public ?