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Affaire Sophie Lionnet : fin des plaidoiries, le procès touche à sa fin

La mère de Sophie Lionnet à Londres le 16 avril 2018 lors du procès du meurtre de sa fille. / © Tolga AKMEN / AFP
La mère de Sophie Lionnet à Londres le 16 avril 2018 lors du procès du meurtre de sa fille. / © Tolga AKMEN / AFP

Les plaidoiries des avocats de la défense se sont achevées ce lundi au procès du meurtre de Sophie Lionnet à Londres. Le jury doit rendre son verdict dans la semaine. La jeune fille au pair, qui a longtemps vécu dans l'Yonne, a été retrouvée morte en 2017 dans le jardin du couple qui l'employait.

Par M. F. avec AFP

Près de deux mois après son ouverture à Londres, le procès du couple de Français accusés du meurtre de leur jeune fille au pair Sophie Lionnet va connaître son dénouement dans les prochains jours, après une dernière plaidoirie de la défense ce lundi.

Clôturant les débats, le juge a pris la parole à la mi-journée pour présenter un récapitulatif de l'affaire aux jurés, qui devraient se retirer au plus tôt mardi pour délibérer, avant de rendre leur verdict.

Sabrina Kouider, 35 ans, et Ouissem Medouni, 40 ans, sont accusés d'avoir tué Sophie Lionnet, dont le cadavre avait été retrouvé calciné le 20 septembre 2017 dans le jardin du logement que le couple partageait dans le sud-ouest londonien.


Les accusés étaient persuadés que la jeune femme de 21 ans, qui a longtemps vécu dans l'Yonne, avait comploté avec Mark Walton, ancien compagnon de Sabrina Kouider, pour droguer et abuser les membres de la famille. Celui-ci, l'un des fondateurs du groupe de pop irlandais Boyzone, vit aux Etats-Unis.

Tous deux reconnaissent avoir tenté de faire disparaître le corps de la jeune femme en le brûlant, mais s'accusent en revanche mutuellement du meurtre.

Laura Kalmus, à Londres
Affaire Sophie Lionnet : fin des plaidoiries, le procès touche à sa fin

Multiples fractures

Lundi matin, l'avocat de Sabrina Kouider, Icah Peart, a achevé sa plaidoirie entamée la semaine dernière en tentant de jeter le doute dans l'esprit des jurés sur la personnalité de M. Medouni.

"Ce n'est peut-être pas le genre d'homme à perdre son sang froid", a-t-il dit. "Mais quand il le perd, mieux vaut ne pas se retrouver sur son chemin".

"Il a tué Sophie et tente maintenant de faire porter le chapeau à Sabrina",
a-t-il ajouté, tentant de présenter comme "indiscutable" le fait qu'il était, en tant qu'homme, "bien mieux équipé" que Sabrina Kouider pour infliger des blessures mortelles à la victime.

Le corps de cette dernière présentait de multiples fractures au sternum, aux côtes et à la mâchoire, mais en raison des brûlures la cause exacte de la mort n'a pas pu être déterminée.

Sabrina Kouider est a contrario, selon l'avocat, une femme certes "passionnée" et "imprévisible" mais "elle n'est en rien une tueuse calculatrice de sang froid".


Selon l'accusation, les deux accusés ont agi "ensemble" pour torturer et tuer leur jeune fille au pair. Leur procès avait débuté le 19 mars devant la Cour criminelle de l'Old Bailey.

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