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En Bourgogne-Franche-Comté, les travailleurs sont de plus en plus mobiles

Les navetteurs de Bourgogne-Franche-Comté sont souvent des travailleurs frontaliers. Ici, à un poste de douane entre la France et la Suisse en 2012. / © Ludovic LAUDE / MAXPPP
Les navetteurs de Bourgogne-Franche-Comté sont souvent des travailleurs frontaliers. Ici, à un poste de douane entre la France et la Suisse en 2012. / © Ludovic LAUDE / MAXPPP

Dans notre région, 420 000 habitants travaillent en dehors de l'intercommunalité où ils résident, selon une enquête de l'INSEE publiée ce jeudi. Ce nombre est en constante augmentation sur dix ans.

Par M. F.

50 000 personnes de plus en dix ans. Les navetteurs, ces travailleurs qui n'habitent pas où ils travaillent, sont de plus en plus nombreux en Bourgogne-Franche-Comté. En 2006, les actifs étaient 32 % à travailler dans une autre intercommunalité que celle dans laquelle ils habitent, dix ans plus tard on en compte 37 %, selon une enquête de l'Institut national des statistiques et des études économiques (INSEE) publiée ce jeudi 5 septembre.
 

Plus d'actifs que d'emplois

Cela représente 420 000 personnes, un nombre en "constante augmentation sur dix ans", note l'INSEE. Parmi ces navetteurs, ils sont nombreux à aller au delà de la Bourgogne-Franche-Comté : 94 000 traversent chaque jour la frontière régionale, voire nationale. "La région compte en effet plus d'actifs occupés que d'emplois".

Certains sont donc obligés de trouver un travail ailleurs que près de leur domicile. "La baisse de l'emploi, notamment productif, a amplifié l'augmentation du nombre de ces navetteurs en favorisant la déconnexion entre lieu de résidence et de travail", pointe l'étude.

La Suisse reste bien sûr toujours très attractive. 36 000 personnes traversent chaque jour la frontière, selon les chiffres issus du recencesement de la population de 2016. C'est 14 650 de plus qu'en 2006.

Dans les intercommunalités du Val de Morteau, de la Station des Rousses-Haut Jura, du Grand Pontarlier et des Lacs et Montagnes du Haut-Doubs, plus de trois quarts des navetteurs travaillent à l'étranger. Malgré tout, la croissance de l'emploi frontalier est moins forte qu'avant, note l'INSEE. Entre 2006 et 2011, elle était de 6,4 % par an. Elle n'est plus que de 4,3 % par an entre 2011 et 2016.

Dans la carte ci-dessous, plus les travailleurs sont nombreux à quitter une intercommunalité pour aller travailler ailleurs, plus elle apparaît foncée.

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