Dijon : des renforts de CRS pour sécuriser l'agglomération

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Après l'agression de 3 lycéens à Dijon, plusieurs rixes entre bandes rivales se sont déroulées à Dijon durant la semaine, depuis mardi 1er février. Plus de 70 CRS ont été déployés sur l'agglomération pour stopper les violences.

A la suite de 2 interpellations avenue du Lac à Fontaine d'Ouche vendredi soir en rapport avec les rixes qui ont eu lieu depuis mardi, des CRS ont été déployés sur Chenôve, le centre-ville de Dijon et le quartier de la Fontaine d'Ouche.

La Préfecture à la manœuvre

C'est un déploiement de 71 CRS qui s'est effectué hier soir, des hommes faisant partie d'une nouvelle force d'intervention spéciale, créée en juillet 2021.
La Préfecture a commandé le déploiement de ces hommes de la CRS-8. L'objectif est de sécuriser le quartier et tenter de mettre un coup d'arrêt aux affrontements qui se multiplient depuis mardi dans la métropole.
Danyl Afsoud, directeur de cabinet du Préfet de Bourgogne-Franche-Comté, explique le contexte de fonctionnement de cette unité : "L'affirmation de la présence des policiers permet de passer un message très clair, un message de fermeté, à celles et ceux qui voudraient se livrer à ce type de comportement [...] La nuit s'est plutôt bien déroulée, compte-tenu de leur présence."

Un dispositif ponctuel pour rassurer

Les hommes de la CRS - 8 ne sont présents que ce week-end, un dispositif ponctuel pour aussi rassurer les habitants du quartier. La Fontaine d'Ouche est le lieu de où les règlements de compte entre bandes rivales sont récurrents.
Les habitants voient la présence rassurante d'un bon oeil, mais relèvent l'aspect occasionnel de ce genre d'action. Ainsi, un habitant déclare : "Je trouve que c'est très bien ! Ils devraient faire cela plus souvent, parce que c'est une sécurité d'avoir une présence policière dans le quartier. Mais malheureusement il ne sont pas là longtemps et ils repartent."

Une habitante du quartier résume : "Quand le chat n'est plus là les souris dansent, donc ça changera pas grand'chose. Ce qu'il faudrait, c'est le problème du trafic, c'est à la racine qu'il faudrait trouver la solution. Où elle est la solution j'en sais rien !"

Une compagnie de 80 CRS de Joigny prendra la relève dès dimanche, pour rester jusqu'au 14 février.