Côte-d'Or : avec des formateurs du Real Madrid, des jeunes bourguignons découvrent le foot à la madrilène

La Fondation Real Madrid propose partout en France un stage de football avec des formateurs du célèbre club espagnol. Du lundi 2 au vendredi 6 août, ils sont à Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d'Or). Venus de tout le département, des jeunes de 7 à 16 ans espèrent être repérés à l'issue de la semaine.
Vingt-huit jeunes bourguignons ont suivi un stage de football d'une semaine avec la Fondation Real Madrid.
Vingt-huit jeunes bourguignons ont suivi un stage de football d'une semaine avec la Fondation Real Madrid. © Paul Abran / France Télévisions

"Est-ce que vous êtes prêts ? Vous êtes sûrs ? Pas de fatigue, pas de bobos ?" Le grand oui qui retentit ne laisse que peu de doute ; les jeunes sont motivés à s'entraîner malgré le temps pluvieux. Car ce stage de foot est bien différent de ceux qu'ils connaissent.

Et ce n'est pas Lucenzo, 9 ans, qui dira le contraire. "Je n'ai jamais fait un grand stage. J'ai déjà fait des stages à Marsannay-la-Côte ou à Fontaine-lès-Dijon mais là ça change un peu d'idées, on fait des entraînements qu'on n'a jamais fait", explique le footballeur en herbe, ravi d'apprendre avec les formateurs du "plus grand club du monde".

Sélection des meilleurs stagiaires

Comme Lucenzo, une trentaine de jeunes âgés de 7 à 16 ans participent au stage organisé par la Fondation du Real Madrid, du lundi 2 au vendredi 6 août, au stade de Chevigny-Saint-Sauveur. 

Le club espagnol propose cette semaine de formation dans chaque région de France et même à travers l'Europe. Objectif : sélectionner deux ou trois joueurs à chaque session, pour un nouveau stage commun à Paris. Là encore, les deux ou trois meilleurs stagiaires seront invités au centre de formation à Madrid. Le tout en mettant en avant l'image de marque du Real. 

C’est mon club préféré vu que c’est les meilleurs buteurs au monde.

Samy, 7 ans

De quoi mettre des étoiles dans les yeux de Samy, 7 ans. "Je pourrais être professionnel et marquer plein de buts", affirme ce fan incontestable de Karim Benzema, d'Eden Hazard et de Cristiano Ronaldo, actuels ou anciens joueurs du club. "C’est mon club préféré vu que c’est les meilleurs buteurs au monde. Et j’aime bien comment ils jouent, collectif, et ils sont bien entraînés."

Le jeu espagnol, différent du foot français

S'ils espèrent être repérés, les stagiaires n'auront pas tout perdu ; ils apprendrent le football à la madrilène. "Le football reste le même. C’est le même terrain, le même ballon, sauf que d’un pays à un autre, l'exercice sera différent. Là, on est à la découverte plus particulièrement du football de Madrid : comment ils s’entraînent, comment ils essayent d’amener les plus jeunes au plus haut niveau", rapporte Mamadou Diouf, formateur pour la Fondation Real Madrid. 

Les plus petits font d'ailleurs équipe avec les ados. Là encore, typique du foot espagnol. "Si les petits jouent avec des grands, quand ils devront jouer contre des petits ils s'en sortiront. À l'inverse, le Real regarde comment le grand va réagir s’il joue avec un petit, en partageant le même terrain. En France, on est dans le jeu par catégorie", développe Mamadou Diouf. 

"Eux, ils sont en avance. Ils peuvent jouer à 15 contre 15 sur un terrain de 40 mètres sur 40, et si un joueur s’en sort sur un petit terrain, il saura s’en sortir sur un grand. Ça en France, c’est inimaginable."

Ateliers thématiques au programme

En dehors des matchs et des exercices, les jeunes footballeurs suivent aussi des ateliers thématiques. Ce mardi par exemple, on parle de diététique pour que les joueurs soient plus performants sur le terrain. Cela a de quoi surprendre Nathan Fougereux, salarié de club de Chevigny-Saint-Sauveur.

C’est l’occasion d’observer et de mettre en place par la suite chez nous

Nathan Fougereux, salarié du club de Chevigny-Saint-Sauveur

"L’animation est différente. Ils se concentrent sur quelques aspects différents du jeu, jouent avec du matériel qu’on n’a pas l’habitude d’avoir en club... c’est l’occasion d’observer et de mettre en place par la suite chez nous", sourit-il. 

300 euros la semaine

Lenny écoute attentivement, il veut devenir un "grand joueur". Mais pas question de se mettre la pression. "Mon objectif est de progresser au maximum et de m’amuser aussi. C’est ce que mes parents me disent, c’est le plus important, c’est vrai", estime le jeune homme de 10 ans. À côté, Maëlys 8 ans, elle aussi est là pour "progresser" sans oublier "de se faire des amis". 

En fin de stage, à près de 300 euros la semaine, tous repartiront avec le kit complet du Real Madrid. T-shirt, short, chaussettes, gants et gourdes, qu'ils afficheront sans doute fièrement lors de leur prochaine sortie sur le terrain. 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
football sport