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Bourgogne: les éleveurs organisent de nouvelles actions

Les éleveurs ont ouvert les frigos de la cantine du centre des impôts de Dijon pour vérifier la provenance des viandes, mercredi 29 juillet 2015. / © France 3 Bourgogne
Les éleveurs ont ouvert les frigos de la cantine du centre des impôts de Dijon pour vérifier la provenance des viandes, mercredi 29 juillet 2015. / © France 3 Bourgogne

Ce mercredi 29 juillet 2015 dans la nuit, des éleveurs de Saône-et-Loire ont déversé du fumier devant une entreprise de restauration collective accusée de ne pas assez acheter de viande française. La veille, des actions similaires ont été menées à Dijon par des éleveurs de Côte d'Or.

Par Pauline Ringenbach

Les restaurants d'entreprise cible des agriculteurs.
Ils ont poursuivi leur recherche de l'origine de a viande achetée dans la nuit ce mercredi 29 juillet 2015 en Saône-et-Loire à Cuisery et Mâcon, en déposant notamment du fumier devant l'entreprise Sodexo.


Reportage de Damien Boutillet et Romy Ho-A-Chuck :

Actions des éleveurs en Saône et Loire

Mercredi 29 juillet 2015, une  action de contrôle des éleveurs était menée à Dijon. Une quarantaine de membres de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs ont vérifié la provenance de la viande servie dans les restaurants collectifs dans des entreprises. 

Ils ont commencé vers 9h30 par les réfrigérateurs du centre des impôts. Ils y ont trouvé en grande majorité des produits français. Ils se sont ensuite rendus au CHU de Dijon pour vérifier la provenance des produits utilisés.

Reportage de Justine Sagot et Tiphaine Pfeiffer avec : 

  • Gérard Berthaut, FDSEA
  • Samuel Maréchal, secrétaire général FDSEA
Côte d'Or : les agriculteurs vérifient la provenance de la viande

Valls attendu dans le Gers

Ces opérations de vérification de la provenance des produits chez des grossistes et des acteurs de la restauration collective ont été menées en Bourgogne et en Bretagne, tandis que le Premier ministre Manuel Valls devait rencontrer des exploitants dans le Gers.

"C'est très exceptionnel que le Premier ministre accepte de nous voir sans le ministre de tutelle"


Cette dernière décalration a été faite à l'AFP par téléphone par la présidente des Jeunes Agriculteurs du Gers, Emeline Lafon, qui le verra avec une vingtaine d'agriculteurs en milieu d'après-midi dans le village de Castelnavet.

Ces agriculteurs, qui avaient filtré mardi les accès de Marciac où se déroule le festival de Jazz, réclamaient dans des tracts la démission du ministre Stéphane Le Foll.

"Il ne nous écoute pas. Le Foll, on n'en veut pas", a répété Mme Lafon.

Le Premier ministre était attendu mercredi soir au festival de Marciac dans le cadre de sa tournée dans le département. "Nous parlerons du Gers. Nous sommes un département pauvre et nous pratiquons la polyculture", a-t-elle dit. "

"Nous avons été privé de 15 millions d'euros"

Avec ces spécificités, nous sommes passés à côté des aides de la PAC car nous ne rentrons pas dans des cases" consacrées à chaque type de production. "Nous avons ainsi été privés de 15 millions d'euros", s'est-elle plainte.

"Là, nous allons essayer de ne pas passer à côté de 100 millions d'euros d'aide", a-t-elle dit, jugeant que les 500 millions autres sur les 600 annoncés la semaine dernière par le gouvernement ne serviront en réalité "qu'au report des charges" des agriculteurs.

En Bretagne, plusieurs centaines d'éleveurs ont visé dans la nuit des grossistes de la restauration collective à Lamballe et Yffiniac (Côtes-d'Armor), y contrôlant l'origine des produits puis incendiant des déchets devant l'un des sites.

350 à 450 manifestants à Lamballe

A l'appel de la FDSEA et des Jeunes agriculteurs, quelque 350 à 450 manifestants, selon les gendarmes, se sont d'abord rassemblés à Lamballe devant l'entreprise britannique Brake, où une délégation de 15 manifestants a vérifié l'origine des produits. 

Les éleveurs sur 50 tracteurs sont allés de nuit sur la quatre-voies RN12 (Rennes-Brest) vers Yffiniac. Ils y ont contrôlé la provenance des stocks de l'usine Stalaven (groupe Euralis), spécialisée dans la restauration collective.

Didier Lucas, président de la FDSEA des Côtes-d'Armor a également indiqué :

"Nous avons trouvé du confit de canard de Hongrie, de la joue de porc espagnole, de la viande bovine abattue à Rotterdam et engraissée en Italie, c'est une catastrophe." 



Les agriculteurs ont déversé devant l'usine une dizaine de bennes de pneus, fumier ou l'électroménager avant d'y mettre le feu, selon les gendarmes. Le brasier, "gigantesque", selon la gendarmerie, a "gravement endommagé" le poste de sécurité à l'entrée du site.

Une trentaine d'agriculteurs ont également contrôlé des camions frigorifiques sur la RN 164, entre deux grandes surfaces de Rostrenen et Plouguernével.

A Vannes, Lanester et Pontivy (Morbihan), une centaine d'agriculteurs contrôlaient l'origine des produits des magasins Métro et Promocash, grossistes d'alimentation, selon la FDSEA.

En Normandie, quelque 250 agriculteurs, selon les JA de Seine-Maritime, se sont rassemblés dans la zone portuaire du Havre, au poste des douanes pour vérifier la provenance des produits déchargés.

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