Coups de feu à Dijon : un lien établi avec une précédente fusillade

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Écrit par M. F. avec Maryline Barate

Des coups de feu ont été tirés sur une auto dans la nuit de samedi à dimanche vers 1h30, boulevard du maréchal Galliéni à Dijon. Selon le parquet, une des victimes a un lien de parenté avec un homme blessé dans une autre fusillade survenue il y a quelques jours.

Les coups de feu ont été tirés sur une auto dans la nuit de samedi à dimanche 6 septembre à Dijon, boulevard Galliéni, entre la rue de la Charmette et l'avenue du Drapeau. Les tirs sont partis d'une autre voiture, où se trouvaient deux hommes à bord.
Le passager, âgé de 40 ans a été blessé et hospitalisé, son pronostic vital n'est pas engagé. Le conducteur, âgé de 29 ans, est indemne.

Dans le quartier, ce lundi 7 septembre, l'émoi est encore grand. "J'ai entendu des coups de feu, quatre fois, raconte une riveraine. J'ai eu peur, je n'ai pas été regarder. J'ai été regarder mes enfants, ils étaient tous là. Et puis je suis retournée à mon lit." 

"Au début, je me suis dit on dirait des détonations d'armes à feu, de kalachnikov, de choses comme ça. Mais après je me suis dit non pas dans le quartier", ajoute une autre.
 

Y a-t-il un lien avec une précédente fusillade ?

Selon le procureur de la République de Dijon, Éric Mathais, le conducteur qui a essuyé des tirs ce week-end boulevard Galliéni a un lien de parenté avec une personne gravement blessée lors d'une précédente fusillade perpétrée il y a une quinzaine de jours près de la piscine olympique, rue Sully.

Le 25 août, deux hommes à bord d'une voiture avaient été la cible de tirs. Le conducteur de 34 ans avait réussi à prendre la fuite en voiture et à se rendre à l'hôpital tout proche mais, atteint de six impacts de balles, il était décédé des suites de ses blessures. Le passager, 22 ans, avait été grièvement blessé sans que son pronostic vital ne soit engagé.

Une enquête pour tentative d'homicide en bande organisée a été ouverte et confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire (DIPJ).