Dijon : comment le CHU s'organise pour faire face à la 3ème vague

La 3ème vague de l'épidémie de Covid-19 accroît la pression sur les hôpitaux de la région, qui ont ont déjà augmenté leurs capacités de prise en charge. On vous explique comment le CHU de Dijon se prépare. 

Le CHU de Dijon se prépare à affronter la troisième vague de Covid-19
Le CHU de Dijon se prépare à affronter la troisième vague de Covid-19 © S. Bouillot

Lors d'un point sur la situation le 6 avril, la directrice du CHU a confirmé que la pression s'est nettement accrue depuis une semaine. 

► L'expérience des deux premières vagues 

110 patients Covid sont actuellement hospitalisés au CHU, contre 65 la semaine dernière. Une trentaine le sont en réanimation ou soins critiques et les équipes se préparent à en accueillir davantage.

"On a l'expérience des deux premières vagues, on a appris à se préparer beaucoup plus rapidement. On a adapté notre dispositif pour réagir au plus près." Pierre Guillemet, médecin anesthésiste réanimateur

Lors de la 2ème vague, le CHU avait porté sa capacité de réanimation et soins intensifs à plus de 100 lits. Ce sera à nouveau le cas. Il est également prêt à remobiliser sa réserve sanitaire interne : des professionnels de santé et des étudiants en médecine notamment, formés depuis l'été dernier, qui pourront venir renforcer ses équipes. Les personnels en vacances, ou en congés pourront être sollicités.

Et si, comme le redoute l'Agence régionale de santé, le pic est prochainement atteint, la salle de réveil sera transformée d'ici quelques jours en réanimation pour des patients non Covid.

 

Limiter des déprogrammations

L'autre défi du CHU est de pouvoir continuer à prendre en charge les patients non-Covid et à limiter le plus possible les déprogrammations d'interventions. Lors de la deuxième vague en novembre, l'hôpital avait réussi à maintenir 66 % des lits de médecine et de chirurgie non Covid.

Pour l'instant, il n'a déprogrammé que 20 % de son activité chirurgicale. Moitié moins qu'à l'automne dernier : 43 % de l'activité avait été transférée vers des blocs déportés, au Centre Georges-Leclerc, ou la clinique Bénigne Joly à Talant.

"Nous nous préparons avec les établissements du groupement hospitalier de territoire, qu'ils soient publics ou privés. Nous prévoyons notamment des lits de médecine supplémentaires à Talant et à Drevon, de soins intensifs à Valmy." Nadiège Baille, directrice du CHU Dijon Bourgogne

Malgré la fatigue accumulée depuis un an, les personnels sauront faire face assure la direction, qui évoque l'accompagnement et la formation mis en place. Elle compte enfin sur la vaccination et l'arrivée des beaux jours pour amortir le choc de cette troisième vague.

 

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